Coups de cœur

Coup de cœur Rentrée Littéraire: Rêver debout, Lydie Salvayre

Rêver debout

Quand Lydie Salvayre alpague Cervante…

..on rit là où on pourrait pleurer, Don Quichotte révèle toute son humanité.

C’est drôle, cinglant, éminemment contemporain.

A lire absolument                          

Bernadette – Octobre 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: Mahmoud ou la montée des eaux, Antoine Wauters

Mahmoud ou la montée des eaux

Un vieil homme plonge pour se rapprocher de son ancien village englouti et des siens disparus.  Et nous, nous retenons notre respiration avec lui devant tant de fragilité.

Roman en vers libres profondément émouvant qui retrace l’histoire récente du peuple syrien.

La poésie face à la barbarie …

                                                                     Sophie – Octobre 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: S’adapter, de Clara Dupont-Monod

S'adapter

Et qui pour mieux raconter la fratrie que ces pierres cévenoles qui enveloppent la bâtisse familiale ? cette fratrie si singulière, qui se déploie avec beaucoup de tendresse autour d’un enfant « inadapté » …

Magnifique !

                                                                     Sophie – Septembre 21

Coup de cœur : Un train, une nuit de Jonathan Daisne.

Dans les coulisses de la réalité.

Un trajet du quotidien en train se transforme en expérience métaphysique ; trois hommes au crépuscule de leur vie deviennent compagnons d’un voyage nocturne, inquiétant, lorsqu’ils réalisent que tous les autres passagers sauf eux sont endormis…

Un récit fantastique où tous les repères spatio-temporels sont effacés, où la frontière entre la réalité et sa perception est volontairement mise à mal. Un petit bijou.

Morgan

Coup de cœur roman graphique : Alcoolique de J. Ames & D. Haspiel, ed. Monsieur Toussaint Louverture.

Sexe, drogue et alcool… enfin surtout alcool !

L’autobiographie faussement fictionnelle de Jonathan A. (l’auteur ? peut-être…) alcoolique plus qu’à ses heures perdues. Un looser pour qui on déborde de sympathie et de compassion. Un gros cœur pour le coup de crayon façon DC COMICS !

Un page-turner de qualité.

Morgan

Coup de cœur romans graphiques : Meadowlark ed.Robinson ; Bons baisers de Limon ed.Casterman ; Antonio ed. Des Ronds dans l’O.

Meadowlark

Quand le quotidien d’une famille américaine lambda dégénère à toute vitesse… Un road movie initiatique dont la violence est à la hauteur de l’esthétisme.

bons baisers de Limón

Album de famille.

L’histoire (vraie) d’une famille costaricienne à travers les clichés rassemblés par l’auteur (qui est aussi le narrateur). Entre ombre et lumière, passé et présent. Touchant.

Antonio

Les aventure d’Antonio, un napolitain au goût très prononcé pour les fables… L’histoire de sa vie, de 1894 à 1972, en passant par Naples, Istanbul et Beyrouth, contée par son arrière petite-fille. Génial !

Morgan

Coup de cœur Rentrée Littéraire: Les ombres filantes, Christian Guay-Poliquin.

Les ombres filantes

« Quelque chose m’échappe dans ce que nous sommes en train de devenir. »

Un homme, face à lui-même, quand tout n’est qu’incertitudes.

Un jeune garçon, entre ombre et lumière, fuyant, filant …

Puissant roman de survie, d’une grande beauté sensorielle qui ne nous lâche pas, au fil des heures, puis des jours et puis ?…

                                                                                                 Sophie – Septembre 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: La définition du bonheur, Catherine Cusset.

La définition du bonheur

Très belle histoire de femmes et de sororité, où l’auteur distille les émotions du passé et du présent avec un réalisme bouleversant.

La définition du bonheur reste floue : quelques choses d’insaisissable qu’on se démène pour capturer…

La souffrance, en revanche, une certitude.

Une lecture émouvante.

Maria – Septembre 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: Tout ce que dit Manon est vrai, Manon Fargetton.

Tout ce que dit Manon est vrai

Une multitude de voix racontent Manon, 17 ans, jeune femme déterminée et pleine de rêves mais … sous emprise…

Ces voix nous emmènent au plus près d’elle, dans un récit juste et bouleversant, sous haute tension psychologique où ceux qui aiment vraiment Manon savent être là, sans relache …

Roman incroyablement moderne, remuant, original et aéré afin que le lecteur puisse respirer et accompagner Manon jusqu’au bout.

                                                                     Sophie – Septembre 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: La ville humide, Claire Dumas.

La ville humide

Où est le soleil?

Un texte sur la ténacité, magnifique, simplement bouleversant.

Bernadette – Septembre 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: Apaiser nos tempêtes, Jean Hegland.

Apaiser nos tempêtes

Deux très jeunes femmes que tout oppose, tombent enceintes par accident. La décision qu’elles vont prendre les emmènera sur des chemins très différents et pourtant …

Dans ce deuxième roman enfin traduit, la merveilleuse Jean Hegland nous raconte la maternité, l’intériorité des êtres au féminin de façon magistrale et tellement émouvante. Elle nous fait croire aux rencontres salvatrices et à cette sororité si essentielle à la vie. Anna et Cerise m’ont accompagnée bien longtemps après la dernière page tournée.

                                                                     Sophie – Septembre 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: Grande couronne, Salomé Kiner.

Grande couronne

Rite de passage

L’adolescence des années 90, passage délicat d’une vie à la recherche de repaires, du groupe, soumise à l’influence de la mode, mais quelle est la limite acceptable alors que le quotidien se délite ?

Un excellent roman d’initiation, toujours sur le fil, sensible et dur sans rentrer ni dans la sensiblerie ni dans la vulgarité.

Une nouvelle auteure prometteuse, à suivre.

Bernadette – Août 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: Olive enfin, Elizabeth Strout. Olive, enfin

ENFIN, nous retrouvons Olive dans ce second volume qui vient compléter et épaissir son portrait et peut être lu totalement indépendamment du premier ! Quelle joie !

Olive est esquissée à travers la vie quotidienne de héros ordinaires qu’elle côtoie de près ou de loin. Sous sa carapace peu aimable et bougonne se cachent une grande fragilité et profonde humanité. Quelle chance d’avoir eu Olive dans sa vie.

Sophie – Août 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: L’Odyssée des oubliés, Khalil Diallo.

L'odyssée des oubliés

La voie des sans voix.

Que la recherche d’une vie meilleure anime la migration, nous l’entendons souvent.

Cette fois, en route avec les protagonistes de ce voyage nous la vivons et en payons le prix.

Un roman qui ne peut laisser indifférent.

Bernadette – Août 21

 Coup de cœur Rentrée Littéraire : L’île du docteur Faust, Stéphanie Janicot.

L'île du docteur Faust

Un roman bien mené et fortement addictif une fois entamé : avec L’île du docteur Faust, Stéphanie Janicot joue avec les mythes et les légendes qui n’ont cessé de susciter l’interrogation des Hommes. Ici, notre rapport avec le temps qui passe – que nous l’acceptions ou non – est mis à rude épreuve en nous mettant face à nos propres démons : la peur de vieillir et de mourir, le manque de reconnaissance, le désir et l’envie, la soif de savoir…

Morgan – Août 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire: Ultramarins, Mariette Navarro.

Ultramarins

Une femme, commandante de cargo, accède au souhait de son équipage, une baignade impromptue en plein océan. De ce temps suspendu, de cette brèche dans la routine va naître une nouvelle réalité qui remettra en question bien des certitudes …

Laissons place au mystère et aux brumes. Embarquons avec Mariette Navarro.

                                                                                                Sophie – Août 21

 Coup de cœur Littérature: J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond, Alexis Jenni.

J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond

En homme de la nature, Alexis Jenni nous embarque dans les grands paysages américains du 19ème siècle, sur les traces de John Muir.

Cet inventeur toujours en émoi devant la beauté des paysages, découvrit Yellow Stone bien avant le défilé des touristes contre lesquels il combattra.

Avec lui on s’ébahit, on souffle, on vit et on se bat pour ses convictions.

                                                                                                                                         Bernadette – Août 21

Coup de cœur Jeunesse : Kaimyo T1, le nom des morts Bertrand Puard

Kaimyo t.1 : les papillons de Kobé

Donner un nom aux âmes errantes pour qu’elles partent en paix. Voilà la mission de Reiko, japonais tourmenté de 50 ans. A Paris, il rencontre Nouria, 14 ans, délurée, qui parle aux morts. Ce duo improbable d’enquêteurs, qui mêle tradition et modernité, sagesse et fouge, se retrouve confronté à ses propres fantômes lors d’un mystérieux décès…

Enquête au pays de l’intime entre la France et le Japon.

Vivement la suite cet automne !

                                                                     Sophie – Août 21

Coup de cœur Polar : La maison sans miroirs, Tove Alsterdal.

La maison sans miroirs

Une histoire dans laquelle on entre vite mais dont on sort très difficilement

Un roman très noir où l’intrigue policière se fond dans le récit historique et éclaire certains aspects de la deuxième guerre mondiale.

Une lecture qui secoue et remue. Captivant !

Maria – Août 21

Coup de cœur Rentrée Littéraire : Rien ne t’appartient, Nathacha Appanah.

Rien ne t'appartient

Comme toujours, Natacha Appanah nous prend aux tripes. Il y a quelque chose de viscéral dans son écriture, une force poétique d’une grande brutalité qui vous marque. D’une grande beauté aussi.

Dans Rien ne t’appartient, la thématique du deuil est centrale : le deuil des autres mais aussi de la personne qu’on a été et de celle que nous sommes devenus. Il s’agit de laisser derrière soi les fantômes du passé.

Une merveille. A paraitre le 19 Août

Morgan

Coup de cœur Grands Ados: D’après mon adolescence, Caroline Solé.

D'après mon adolescence ; journal intime

L’adulte devenue, parle à l’adolescente qu’elle était entre 13 et 18 ans, s’appuyant sur ses propres journaux intimes.

Sensible, original, transgressif et très tendre …

                                                                                        Sophie

Coup de cœur Polar: Le policier qui rit, Maj Sjöwall/Per Wahlöö.

Le policier qui rit

Stockholm hiver 1968. Il pleut tout le temps.

Une équipe de policiers plus tristes que la météo cherche à élucider une affaire dans laquelle leur jeune collègue a trouvé la mort.

Un texte très noir, social et poignant devenu désormais culte.

Incontournable

Maria

Coup de cœur Littérature: Hamnet, Maggie O’Farrell.

Hamnet

1596, Stratford-upon-Avon, genèse d’une des plus grandes tragédies jamais écrites…

Mais ne vous y trompez pas, Shakespeare ou Hamlet ne sont pas les personnages principaux de ce récit où une émotion intense effleure chaque page. Non, c’est l’histoire d’une femme dont il s’agit, une femme sauvage, libre, liée à la nature, aux plantes, qui lit dans les âmes et les présages, une femme d’une immense sensibilité, au chagrin insensé face au deuil et à l’absence.

Munie de sa plume magnifique, l’irlandaise Maggie O ’Farrell nous conte son histoire, nous brise le cœur et nous éblouit.         

Sophie

Coup de cœur Jeunesse: King et Kong se font livrer un cousin (T2), Alex Cousseau.

King et Kong se font livrer un cousin
King et Kong

Quel bonheur de retrouver nos deux pandas loufoques, étourdis et rêveurs pour d’incroyables nouvelles aventures après un premier tome si drôle et inventif.

Dans ce deuxième tome, il est question de fonte des glaces, de réfugiés climatiques et surtout d’AMITIE !

Roman dès 8 ans

Sophie

 

Coup de cœur Littérature: Comme des bêtes, Violaine Berot.

Comme des bêtes

La société n’aime pas ce qu’elle ne comprend pas, ce qui n’entre pas dans l’ordre des choses. Mais qui décide de l’ordre des choses ?

Court roman, très puissant, déchirant, qui vous laissera sans voix, songeur …

Et si nous cherchions toujours du côté des fées …

Sophie

Coup de cœur Ados : J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle, Jo Witek.

J'ai 14 ans et ce n'est pas une bonne nouvelle

Dans un pays jamais cité, Efi, 14 ans, pleine de vie, de fougue et d’espoir, retourne dans son village pour les vacances. Elle ne le sait pas mais sa vie est sur le point de basculer dans un monde infernal où l’instruction et la liberté ne lui sont plus accessibles. La révolte gronde dans l’esprit et le cœur de la jeune fille.

L’immense auteure jeunesse française Jo Witek aborde avec justesse et vérité le thème du mariage forcé dans un texte court, engagé qui bouscule. (dès 14 ans)             

                                                                                                                                                                                              Sophie

Coup de cœur Sciences Humaines : La traversée, Patrick De Saint-Exupéry.

La traversée : une odyssée au coeur de l'Afrique

Exterminez toutes ces brutes ?

Quand on fait mine de s’intéresser au sort de l’humanité, s’abreuver des nouvelles distillées par les agences de presse et leurs chambres d’écho médiatiques n’est pas forcément la meilleure boussole pour s’orienter dans le marigot des malheurs du monde.

Le génocide est un concept trop crucial pour laisser invoquer son nom en vain ; s’il y a un crime, il y a des preuves.

La sympathie pour les victimes nous oblige à nous intéresser à elles, et à sortir les pelles, non pour sonder les fosses communes, mais pour creuser un peu dans leur passé. Il ne s‘agit pas de récolter quelques témoignages pour en faire des pin’s ou des banderoles, mais de se coltiner un peu d’histoire et de géographie.

Plonger dans la « mousse » et sillonner quelques pistes que les cartes ne mentionnent pas, draguer le Congo en descendant le fleuve tout en remontant le flot du temps à contre-courant, remuer ciel et terre pour éprouver ses soupçons…

Patrick de Saint-Exupéry a fait ce voyage au cœur des ténèbres…

           Pierre

Coup de cœur littérature : Malou dit vrai, Gwen Guilyn.

Malou dit vrai

Un conte sur la renaissance, un genre peu exploité, une écriture qui nous happe, superbe !

Décidément cet éditeur me surprend à chaque nouvelle sortie et ça fait plaisir.

   Bernadette

Coup de cœur littérature (poche) : L’America, Michel Moutot.

Une pépite de 425 pages à mettre entre les mains des lecteurs de Luca Di Fulvio (Le gang des rêves), et des autres aussi!

Grande lectrice de roman initiatique et de saga familiale, j’ai retrouvé dans L’America les ingrédients narratifs qui me tiennent en haleine : l’arrière-plan historique, le parcours initiatique des protagonistes principaux, la multiplicité des personnages et la richesse de l’action.

Prêt.e pour un aller-retour entre la Sicile et l’Amérique du XXe siècle ? Embarquez avec Ana et Vittorio pour le Nouveau Monde, préparez-vous à déchanter avec eux…

Morgan

Coup de cœur roman graphique : Pereira prétend, Pierre-Henry Gomont.

Mon amour pour le texte original de Tabucchi est inconditionnel et je me devais tôt ou tard (l’ouvrage est paru en 2016…) de vérifier si son adaptation graphique lui rend justice… et c’est un grand OUI. Pierre-Henry Gomont retranscrit avec brio la figure attachante et mélancolique du personnage principal, le doutor Pereira ainsi que sa relation père-fils non-assumée avec le subversif Monteiro Rossi. On plonge les deux pieds dans la Lisbonne des années 40…

Morgan

Coup de cœur Grands Ados : D’or et d’oreillers, Flore Vesco:

D'or et d'oreillers

Réécriture moderne et libre d’un conte où nulle princesse n’a besoin d’être sauvée !

Osez prêter une oreille à l’histoire de Sadima, écoutez ses incantations, entrez dans le mystère et essayez de calquer vos sensations aux siennes.

Impossible d’être déçu par cet ingénieux roman jubilatoire et sensuel qui murmure le désir, aborde avec finesse le consentement et questionne la place des femmes.

Sophie 

Coups de cœur graphiques de Morgan :

  • Sur un air Fado, Barbal, éditions Dargaud : Une plongée dans l’Histoire portugaise durant les années de dictature salariste où chaque individu est confronté aux conséquences de ses choix ; se taire et consentir sans risque ou parler au péril de sa vie ? Doux et amère.
  • Happy Living, J.C Gotting, éditions Delcourt : Un road movie américain tout en noir et blanc où le personnage principal, François Merlot, part à la recherche du véritable compositeur du titre « Happy Living », mondialement connu. Une ode au jazz.
  • Far away, Maryse & J.F Charles / Gabriele Gamberini, éditions Glénat : « Si par une nuit d’hiver un voyageur… » Un road movie enneigé à travers de sublimes paysages canadiens, une aventure humaine touchante et inattendue.

  • Gianna, Arianna Melone, éditions Albin Michel : Le portrait éclair d’une femme libérée et incomprise dans l’Italie des années de Plomb.

  • Le goût du chlore, Bastien Vivès, Casterman : Douceur bleutée. Le récit d’une simple rencontre, presque en silence, au rythme de l’eau. C’est tendre et apaisant.

  • L’été fantôme, Elizabeth Holleville, éditions Glénat : Quand la fin de l’été rime avec fin de l’enfance. Délaissée par ses cousines, Louison se sent très seule jusqu’à sa rencontre spéciale avec Lise, une jeune fille pour le moins mystérieuse…
  • Moi, fou, Antonio Altariba/Keko, éditions Denoel Graphic : Quand la folie s’immisce dans tous les recoins du récit… Et pourtant, la réflexion proposée n’a rien d’une élucubration, au contraire. Elle en dénonce les dérives de manière hypnotique. Absolument génial !

 

  • Come prima, Alfred, éditions Delcourt : Deux frères dans une Fiat 500, des rancœurs et des non-dits… ça donne un voyage pittoresque et turbulent sur les magnifiques routes d’Italie.

  • Senso, Alfred, éditions Delcourt : Quand tout va mal et qu’on pense que ça ne pourrait pas être pire… L’histoire d’une rencontre fortuite entre deux êtres, malgré eux mais pour le mieux.
  • Idéal Standard, Aude Picault, éditions Dargaud : Aude Picault redéfinit avec humour et amertume la vision standardisée du couple d’aujourd’hui à travers le personnage de Claire, bien décidée à devenir l’actrice principale de sa vie, loin des injonctions.
  • Bella ciao, Baru, éditions Futuropolis : Une histoire populaire de l’immigration italienne mêlant fiction et réalité autobiographique de l’auteur. Il aborde avec douceur et amertume la violence de la migration et l’intégration dans le pays d’accueil.
  • Malgré tout, Jordi Lafebre, éditions Dargaud : Une histoire d’amour qui n’a pas de point d’ancrage dans le temps et qui dure ; c’est tendre, c’est tout doux et renversant.

Coups de cœur littérature : Miracle à la combe aux aspics, Ante Tomic.

Pour les adeptes des films d’Emir Kusturica, version « Chat blanc chat noir », pour qui aime les aventures burlesques, rocambolesques, voire grotesques, on rit et ça fait du bien.

Bernadette

Les coups de cœur de Manon (12 ans), fidèle lectrice de la Librairie du Centre :

  • La Passe-Miroir T.1, Christelle Dabos : Ophélie habite sur l’arche d’Anima où elle est liseuse (elle peut lire le passé des objets) et passe-miroir (elle traverse les miroirs). Elle aime aider son grand oncle aux archives et tenir son petit musée. Un jour elle apprend qu’elle est fiancée à Thorn et qu’elle doit quitter Amina et le suivre vers une arche lointaine : le pôle. Accompagnée uniquement de sa tante, elle découvrira qu’elle doit cacher son identité car elle court un grave danger.

  • Violette Hurlevent et le jardin sauvage, Paul-Martin/J-B Bourgois : Violette déménage d’un petit appartement à une vielle maison poussiéreuse et grande. Cependant derrière la maison se trouve un immense jardin où Violette décide d’explorer avec son chien Pavel pour fuir ses problèmes à la maison. Ce jardin est non seulement beau mais contient des créatures étranges, des pierres qui parlent, des habitants qui vivent sous la terre…elle découvre que quelque chose de terrible menace de détruire le jardin et qu’elle doit sauver le jardin et ses habitants. De belles illustrations et une histoire rapprochée de la nature. Très agréable à lire.
  • La fleur perdue du Chaman de K, Davide Morosinotto : Laïla est la fille d’un diplomate finlandais. Elle a de l’argent, de l’attention, des cadeaux…bref aucun souci en tête sauf quand elle découvre qu’elle doit aller à l’hôpital de Lima car elle a une étrange maladie qui n’a aucune cure. Avec son ami, El Rato, elle découvre l’existence d’une fleur qui a le pouvoir de soigner toutes les maladies. Seul problème, cette fleur se trouve au milieu de l’Amazonie et pour y parvenir il faut traverser mille dangers. C’est son seul espoir. Va-t-elle retrouver cette fleur ? Une belle histoire d’ouverture et d’amitié où il se passe toujours quelque chose !

Coup de cœur jeunesse : Jefferson, Jean-Claude Mourlevat.

Bienvenue dans le monde des animaux, voisin du pays des humains, dans lequel tout se passe quasi de la même manière. Jefferson, un charmant hérisson décide un beau matin d’aller chez le coiffeur rafraichir la houppette qui le caractérise, et peut être en profiter pour oser inviter Mlle Carole, un blaireau à diner. Mais arrivé chez le coiffeur, rien ne se passe comme prévu.

Un drôle de suspens, une enquête hors du commun, un roman envolé et engagé, à ne pas lâcher.            

Bernadette

Coup de cœur littérature : L’ami, Tiffany Tavernier.

Un dimanche matin comme beaucoup d’autres, Thierry se lève, boit sa tasse de café en observant son jardin, planifiant cet après-midi-là de refaire sa terrasse avec son voisin et ami Guy. Quand soudain la police encercle la maison de Guy et Chantal, fait irruption dans la maison, réveillant Elisabeth, la femme de Thierry, leur intimant l’ordre de se coucher sur le tapis du salon. A n’y rien comprendre, que se passe-t-il ? Toutes les hypothèses surgissent, loin de la vérité et quand celle-ci éclate, comment réagir ?

Excellent, on se laisse prendre, surprendre, on passe de la stupéfaction à la réalité des faits, impossible de lâcher.     

Bernadette

Coup de cœur pour les Editions du Panseur.

 

Des auteurs proches qui savent vraiment manier la plume, des histoires qui nous emportent entre réalité, fiction et imaginaire, des œuvres qui nous bousculent, un travail soigné avec 2 sorties par an, des livres au format pratique, pour toutes ces bonnes raisons, les éditions du Panseur à Bourg en Bresse, séduisent.

Alors, place à la création et à l’édition locales !

Bernadette

 

Coup de cœur polar : L’ange rouge, François Médéline.

Un polar très efficace, une plongée hallucinée dans les nuits lyonnaises ou sévit un serial-killer aux mises en scène macabres.

Mais aussi, et surtout, une histoire de flics, « des flics qui ressemblent à des truands au bout de vingt ans de boite »…

Très sombre, une histoire ou le noir s’infiltre partout.

Maria

Coup de cœur littérature : Le panseur de mots, Isabelle Aupy.

Après L’homme qui n’aimait plus les chats, Isabelle Aupy nous surprend à nouveau dans ce roman hors du commun sur fond de guerre des mots. Nous plongeons dans un monde imaginaire qui refuse la dictature où le poète dispute la place à l’ordre des mots établis.

Une aventure littéraire dans laquelle on aime se perdre !

Bernadette

Coup de cœur littérature : Des diables et des saints, Jean-Baptiste Andrea.

« Qu’est-ce qu’un homme comme vous fait là ? »

Joseph, 68 ans, joue chaque jour inlassablement (et divinement bien) du Beethoven sur les pianos publics pour être entendu. Il change tous les jours de gare ou d’aéroport car il attend quelqu’un mais il ne sait pas où. Il espère, lui qui 50 ans plus tôt ne pensait jamais revoir la lueur de l’espoir lorsqu’il intégra l’Orphelinat des Confins où, comme le nom l’indique, il n’y a plus rien après.

Avec Des diables et des saints, Jean-Baptiste Andrea signe un livre magique, drôle, émouvant, poignant. C’est tout ce qu’on attend d’un très bon livre.

A lire absolument, conseillé et RE-conseillé.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Tumee, l’enfant élastique, Marion Achard.

Pour découvrir une autre façon de grandir … en yourte, en Mongolie, en compagnie d’une jeune contorsionniste qui pourrait bien figurer un jour dans le livre Guinness des records ! Dès 9 ans. 

Sophie

Coup de cœur jeunesse : Alice, princesse de secours, Torun Lian.

Mais comment Alice, tellement timide et introvertie, va-t-elle survivre à la représentation théâtrale de la fin de l’année scolaire ?

Doux roman, subtil et délicat. Dès 8 ans.

                                                                                             Sophie

Coup de cœur littérature : Fille, femme, autre, Bernardine Evaristo.

Eblouissant ! 

Au Royaume-Uni, sur plus d’une centaine d’années, 12 femmes noires se tiennent par la main et tissent leurs chemins qui s’effleurent. Elles nous chantent la vie à travers leurs luttes sans relâche, leurs errances, leurs forces et leurs émotions.

D’une modernité fulgurante, intime et très touchant.     

Sophie

Coup de cœur littérature : L’autre moitié de soi, Brit Bennett.

Deux jumelles, deux couleurs, deux vies …

Peut-on réellement s’inventer autre et effacer son passé ?

Un grand roman américain sur l’Identité au sens large (raciale, sociale, familiale et sexuelle).

Sophie

Coup de cœur jeunesse : La musique des âmes, Sylvie Allouche.

1942, Paris, Simon, jeune garçon juif, se voit progressivement confronté aux discriminations et cruautés de la seconde guerre mondiale.

Très belle histoire, portée par la musique et l’amitié pour raconter ce qui ne doit jamais être oublié. Dès 10 ans.

                                                                                 Sophie

Coup de cœur littérature : La petite dernière, Fatima Daas.

Monologue rythmé d’une jeune voix délicate en quête de sa vérité propre au-delà des injonctions familiales, sexuelles et religieuses. Intime, juste et touchant.

Premier roman très prometteur.

Sophie

Coup de cœur littérature : L’énigmaire, Pierre Cendors.

Le poète Pierre Cendors munit de sa spiritualité et de ses rêves nous emmène à la lisière de l’imaginaire et de l’intangible en compagnie de personnages aux temporalités multiples, tous reliés et inexplicablement attirés par un même lieu, zone rouge bombardée en 1916, lieu qui les changera à jamais.

Lecture exigeante qui demande une grande disposition d’esprit mais qui donne furieusement envie de s’y accrocher. Il faut accepter de ne pas tout comprendre et de se laisser porter par l’inconscient et la quête mystique des êtres.

Sophie

Coup de cœur littérature : Ce matin-là, Gaelle Josse.

Le tourbillon d’une vie quotidienne, à priori heureuse, et puis un jour, sans raison apparente, la chute. Ne plus pouvoir se relever … comment continuer ?

La grande Gaëlle Josse met à nu une jeune femme au bord du précipice et nous livre, à son rythme, un portrait intime, infiniment bouleversant. Une nouvelle fois ses mots justes, fragiles, tremblants mais vivants se déposent délicatement sur nos cœurs, sur le cœur de Clara, telle une caresse, avec une grâce infinie.

Que sa flamme réchauffe !

                                  Sophie

Coup de cœur littérature : L’enfant lézard, Vincenzo Todisco.

Rien n’est jamais précisément nommé, l’intime ne trouve pas sa place dans cette histoire où le père, la mère et l’enfant se terrent dans un pays d’accueil qui n’a d’accueil que le nom.

Soutenu par les mots simples et acérés de l’auteur, l’enfant illégal apprend la disparition, le silence, l’effleurement nécessaires à sa lente mutation pour survivre, tel un lézard, dans cet univers migratoire des années 60 qui fait tristement toujours écho aujourd’hui.

                                  Sophie

Coup de cœur littérature : Dans la vallée du soleil, Andy Davidson.

Une nouvelle voix dans l’univers Gallmeister !

Un premier roman qui se joue allègrement des genres, mélangeant roman gothique, policier et fantastique et qui nous tient en haleine entre dégoût et fascination.

Pour lecteurs curieux et avertis….

Maria

Coup de cœur littérature : Les dynamiteurs, Benjamin Whitmer.

Est-ce qu’il existe un moyen pour rentrer dans le monde des adultes sans en devenir un ?

Un roman d’apprentissage à l’envers, violent et cruel mais au même temps plein de tendresse envers les deux protagonistes, deux orphelins qui cherchent à survivre dans une ville minée par la violence, à la fin du XIX siècle. Un roman historique aussi, qui nous plonge dans les bas-fonds de Denver comme si l’on y était. Une très belle histoire d’amour, sur fond de misère sociale mais éclairée par l’espoir.

Maria

Coup de cœur polar : L’imposture du marronnier, Mariano Sabatini.

ROME, la corruption à tous les niveaux : politique bien sûr, mais aussi dans le monde de la presse, de la police, de l’industrie et de l’immobilier.

Plus subtil que « Suburra », plus véridique qu’un reportage ; d’ailleurs le protagoniste est un journaliste, impliqué malgré lui dans la résolution d’un crime, un antihéros dur à cuire et attachant, non dépourvu d’humour.

Lié d’amitié au policier qui enquête ainsi qu’à une victime collatérale de l’affaire, il devient une cible lui-même et décide de passer à l’attaque…

Un roman noir qui se lit très bien et qui pourrait être le premier d’une série.

Maria

Coup de cœur polar : Les divinités, Parker Bilal.

« Il doit bien exister un moyen d’éradiquer le mal sans devenir nous-même tous des monstres ? »

Tout en respectant les codes du « polar » classique, ce livre plein de suspense et de révélations avec un final à la James Bond, pose pas mal de questions, plus brûlantes que jamais, sur l’avenir de notre société. En fait, entre djihadistes, militants d’extrême droite et traumatismes de guerre, c’est beaucoup plus qu’un simple meurtre que les flics devront élucider : Il leur faudra suivre les méandres d’un esprit torturé ainsi que régler quelques comptes avec leur propre passé.

Premier chapitre très convaincant d’une nouvelle série située à Londres.

Maria

Coup de cœur littérature : Avant le jour, Madeleine Roth.

Un joli petit roman qui, dans sa fulgurance, évoque tant de sentiments et de désirs parfois contradictoires : être une femme, une mère, une amante, une épouse, tout à la fois ou peut-être rien de tout cela.

Morgan

Coup de cœur littérature : Le train des enfants, Viola Ardone.

Basé sur des faits réels, Le train des enfants est le roman de l’enfance écourtée de force par la pauvreté et la misère ; en partance de Naples, ce train transporte en direction du nord de l’Italie des enfants quittant leur famille, là où une vie meilleure s’offre à eux.

Mais il ne s’agit pas là d’un voyage temporaire, car les enfants pourront choisir entre y rester définitivement ou retourner plus tard auprès des leurs, une décision qui ne s’avère pas aussi simple pour Amerigo, 8 ans, qui se sent « coupé en deux » face à ce choix cornélien…

Fort en émotions.

Morgan

Coup de cœur littérature : La race des orphelins, Oscar Lalo.

Retranscrire l’indicible en toute pudeur…

Trouver les mots justes pour qui a été privé de Naissance, ce « futur de l’inhumanité »

Oscar Lalo, scribe de l’âme, offre un récit dur, poignant, essentiel.

Sophie

Coup de cœur littérature : Un papillon, un scarabée, une rose, Aimée Bender.

Francie, huit ans, essaie de trouver ses propres outils pour réussir à survivre et se construire face aux troubles psychotiques d’une mère fantasque et pourtant très aimante, dont les paroles définitives lors d’une crise excessive de démence l’emporteront très loin…

« Il y a quelque chose en elle. Elle est habitée par une bestiole. »

Voyage intérieur singulier dans les pensées d’une jeune fille/femme terriblement attachante, où la fragilité et l’imaginaire ouvrent la voie…

Par l’auteure (trop discrète !) du merveilleux La singulière tristesse du gâteau au citron.     

Sophie

Coup de cœur jeunesse : Age tendre, Clémentine Beauvais.

Enthousiasmant !

Ce livre fait du bien, donne le sourire, envie de chanter (si, si vous verrez !), de vivre à plein poumons, de parler à ses amis, sa famille, ses grands-parents … Drôle, émouvant et d’une immense humanité.

Attrapez la main tendue de Valentin et laissez-vous faire … Dès 13 ans.

                                                                                    Sophie

Coup de cœur jeunesse : La maison qui parcourait le monde, Sophie Anderson.

Marinka n’a qu’un souhait, vivre normalement, avec les Vivants. Mais c’est compliqué avec une grand-mère Baba Yaga, gardienne du Royaume des Morts ! Choisir son chemin n’est jamais simple, surtout à 12 ans et surtout lorsque l’on enfreint toutes les règles…

Très bel hymne à la vie, à l’amitié et à la puissance des liens entre les âmes. Dès 11 ans.

                                                                                    Sophie

Coup de cœur littérature : Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot, Mika Biermann.

Trois révolutions.

La première, la Grande, est politique, c’est celle de 1789. Elle est belle et bien révolue, suffisamment lointaine pour qu’on la moque. Qui la regrette encore d’ailleurs sinon ce zombie socialiste de Courbet ?

La seconde est picturale et fait forte impression. On a ouvert les volets et fait entrer la lumière, et comme ça n’a pas suffi, on est sorti, sur le motif comme on dit, l’épaule endolorie par le poids du chevalet mais la veine battante d’un être de chair, bien vivant. Le matos est lourd à trimballer, certes, mais la révolution n’est pas un dîner de gala.

La troisième enfin, est intime ; et carrément sexuelle. On prend les choses en main, on le déshabille et on lui dit quoi faire. Et puisqu’il passe son tour et qu’on fait ce qu’on veut avec ses cheveux, on est généreuse, on invite, on partage…

La poésie rustique de Mika Biermann diffuse généreusement le fumet de cette aventure, et c’est l’odeur de la vase qui nous tourne la tête, et un chou-rave croqué cru qui nous ouvre l’appétit.

Pierre

Coup de cœur polar : Ceci n’est pas une histoire d’amour, Alessandro Robecchi.

Ceci est un très bon roman, entre polar et comédie (polar social et comédie noire), plein de suspense et de surprises.

Carlo Monterossi, le protagoniste, semble sortir de la plume de Chandler quant aux policiers, dénoués de moyens et parfois d’intelligence, de celle de Pasolini…

La preuve qu’un thriller de qualité comporte toujours critique sociale et roman de mœurs.

Maria

Coup de cœur polar : Tuer le fils, Benoit Séverac.

Tant de noirceur, tant de douleur dans ce roman policier sans courses-poursuites, ni coups de feu.

Un trio d’enquêteurs de la PJ de Versailles, chacun avec son lot de chagrins, amenés à élucider un crime dont le coupable semblerait tout désigné. Mais, est ce qu’on est obligé de devenir bourreau sous prétexte qu’on a été victime ?

Derrière cette intrigue efficace, une très belle amertume littéraire.

Maria

Coup de cœur polar : Amqui, Eric Forbes.

Un roman prenant, féroce et truculent qui plonge le lecteur dans une intrigue complexe et aux rebondissement continus.

Pourtant, sa lecture ne vous fera pas froid dans le dos mais plutôt chaud aux zygomatiques car le méchant (le très très méchant) est un drôle de personnage qui, avant de se consacrer au crime et à la vengeance, était…    libraire !

Maria

Coup de cœur jeunesse : Steam Sailors, E.S.Green.

S’il est un roman d’aventure et de fantaisie à ne pas manquer, c’est bien Steam Sailors de E.S. Green.

Voyages, magie, dons, personnages hauts en couleurs, machines extraordinaires, conflits, recherche de trésor et de savoir, tout y est.

A lire dès 11 ans sans s’arrêter.  

Bernadette

Coup de cœur jeunesse : Alma, Timothée de Fombelle.

Dans les plaines africaines, Alma vit heureuse au gré des saisons et du cocon familiale, jamais la famille ne s’aventure au-delà des collines.

Tandis que d’Europe partent des navires de commerce vers le nouveau monde. Joseph embarque sur l’un d’entre eux, à la recherche d’un trésor. Qu’est ce que le monde leur réserve ?

Aventure et découverte sur fond d’esclavagisme, une magnifique histoire dans l’Histoire. Une fois de plus Timothée de Fombelle nous enchante !

Bernadette

Coup de cœur jeunesse : Pastelle et le club de la violette (t1), Marie-Constance Mallard.

Le club de la Violette se compose de 5 jeunes héritiers aux pouvoirs hors normes.

Pastelle, héritière principale, développe des dons d’herboriste et se révèle quelque peu magicienne. Lors de ce premier tome, le clan part à la recherche d’une statuette remise chaque année au gagnant du concours de « La fleur d’or ».

Non seulement ce roman nous tient en haleine tout du long mais s’amuse, pour notre plus grand plaisir, à retracer les lieux et coutumes de la ville rose, Toulouse. On se régale.

Le 2ème tome est là !

Bernadette

Coup de cœur littérature : Les impatientes, Djaili Amadou Amal.

Un excellent roman choral mettant en scène trois camerounaises vivant, de façon très différente, les lois du mariage selon leur coutume peul et musulmane. Loin des stéréotypes, nous rentrons dans leur quotidien et les états qui les animent.

Leurs vies se résument elles à une fatalité ?

Bernadette

Coup de cœur littérature : Bénie soit Sixtine, Maylis Adhémar.

Comment réussir à se confronter au monde, à trouver sa propre vérité en étant sous l’emprise de l’intégrisme religieux ? Sixtine (quel prénom !), armée de sa soif de liberté et de sa tolérance, arpente ce chemin si difficile.

Emouvant récit d’émancipation, servi par une écriture très fine et sensible. Premier roman …. A suivre.

Sophie

 Coup de cœur littérature : Ce qu’il faut de nuit, Laurent Petitmangin.

Des mots simples, sans prétention, d’une infinie sensibilité et d’une grande justesse, nous amènent au plus près des battements de cœur d’un homme, d’un père, élevant seul ses deux garçons, comme il peut, en assumant ses choix et en regardant la vie en face.

Quand l’amour ne suffit pas.

Bouleversant 

Sophie

 Coup de cœur jeunesse : La fille qui court, Simon Mason.

La fille la plus jolie du lycée vient d’être assassinée. Qui l’a tuée ? Comment ? Pourquoi ? Commence une enquête haletante aux multiples rebondissements, menée par un jeune inspecteur dépassé, aidé contre son gré par un ado surdoué de 16 ans très agaçant, aux allures du british et flegmatique Sherlock.

Impossible à lâcher ! Dès 14 ans.

Sophie

Coup de cœur littérature : Liv Maria, Julia Kerninon.

Liv Maria, une femme qui restera près de vous bien longtemps … une héroïne insaisissable qui n’a de cesse de vivre, en pleine liberté, amoureusement et courageusement !

Julia Kerninon tisse les complexités d’une existence avec un immense talent.

Subtil et lumineux              

Sophie

Coup de cœur littérature : L’Anomalie, Hervé Le Tellier.

Bug dans la matrice littéraire.

L’anomalie d’Hervé Le Tellier est un véritable ovni : situé quelque part entre Matrix, Lost et Interstellar (rien que ça) mais aussi entre la littérature, le polar et la science-fiction, ce texte ne se classe pas. Il se lit aussi bien qu’il se vit, il nous déroute et nous questionne au plus profond de notre existence – si tant est que nous soyons bien réels…

A LIRE ABSOLUMENT.

Morgan

Coup de cœur littérature : Les sept ou huit morts de Stella Fortuna, Juliet Grames.

Saga familiale italo-américaine.

Fortuna signifie chance en italien mais, on ne peut pas dire que Stella Fortuna en ait beaucoup eu dans sa vie…

Inspiré de faits réels, ce roman n’est rien d’autre que le récit d’une existence rocambolesque, celle de la grand-mère de l’autrice Juliet Grames ; nous suivons Stella sur quasiment un siècle, de sa naissance en Calabre jusqu’à son installation en Amérique où tout sera plus simple, dit-on…

Un livre riche, foisonnant, à la fois dur et drôle.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Les aventuriers de l’autre monde, Luca Di Fulvio.

Pirates ou aventuriers ?

Avec ce premier roman destiné à la jeunesse, Luca Di Fulvio nous offre une nouvelle aventure trépidante, parfois effrayante mais toujours réussie, comme à son habitude.

On suit Lily, Red et Max, 3 jeunes gens qui décident de franchir la ligne de l’interdit et de s’aventurer dans l’Autre Monde, où tout est sens dessus dessous, pour le meilleur et pour le pire…

On rit, on frissonne, on espère, bref, Luca Di Fulvio a encore frappé, même là où on ne l’attendait pas. (dès 10 ans)

Morgan

Coup de cœur littérature : L’ami impossible, Bruno de Stabenrath

Making a murderer.

On a l’impression de regarder un documentaire américain sur les tueurs en série… le voyeurisme et les détails sordides en moins.

Bruno de Stabenrath était – est – le meilleur ami d’enfance de Xavier Dupont de Ligonnès ; son témoignage nous éclaire sur ce qui a façonné la personnalité mystérieuse et ambiguë de l’homme le plus recherché de France.

Passionnant et glaçant.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Plein Gris de Marion Brunet.

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« Ce qui se passe en mer, reste en mer. »

Course contre la montre, course contre la mort …

Quatre adolescents, navigant seuls au milieu de la Manche, repêchent le corps sans vie de leur ami. A peine remis de leur sidération, une violente tempête cauchemardesque s’abat sur leur voilier. La lutte pour leur survie commence ! Les êtres vont se révéler, mettant en lumière leur vraie nature, leurs forces comme leurs failles.

Thriller haletant, rythmé, qui vous happe dès les premiers mots et où les sentiments adolescents (et pas que !) sont décrits avec une grande justesse. Personne n’en ressort vraiment indemne.

Implacable                                                                                                                                                                                                                           Sophie

Coup de cœur rentrée littéraire : Là d’où je viens a disparu, Guillaume Poix.

Un premier roman, coup de poing coup de cœur.

Un roman choral, merveilleusement mené, des voix de diverses continents qui nous parlent d’ailleurs, d’un avenir toujours meilleur. Une quête éternelle du mieux vivre, pour soi pour sa progéniture mais à quel prix ?

A lire absolument.                

Bernadette

Coup de cœur rentrée littéraire : Roses fauves, Carole Martinez.

Une carte postale représentant une bretonne au début du 20ème siècle interroge l’auteure suffisamment pour se mette en scène et à l’écriture, à cette fin elle s’exile dans ce coin de la France. Là tout se bouscule. Une histoire soumise aux traditions, à l’amour, à la transmission. Toujours sur le fil entre réel et l’imaginaire, Carole Martinez tisse un conte délicieusement parfumé dans lequel, même l’auteure, risque de s’enivrer.

Bernadette

Coup de cœur rentrée littéraire : Rachel et les siens, Metin Arditi.

Rachel met en scène des histoires, des destins, la vie mais aussi celle qu’elle souhaite dans l’Histoire qui déchire sa propre patrie, qui lui arrache les êtres aimés dans le conflit israélo palestinien qui voit le jour.

On la suit, sans la lâcher dans les méandres de son trajet sur les chemins de l’exil à la recherche de l’unité, du vivre ensemble et de l’amour.

Bernadette

Coup de cœur rentrée littéraire : Une seule rose, Muriel Barbery.

Un voyage initiatique aux temples de Kyoto, un hymne à la beauté et à la force de vie. Un livre qui pause et repose, ça fait du bien.                                          Bernadette

Coup de cœur rentrée littéraire : Nickel Boys, Colson Whitehead.

Brûlant d’actualité.

Il y a 60 ans, le révérend Martin Luther King luttait pour les droits civiques des noirs américains. Aujourd’hui, en plein mouvement Black Lives Matter, Colson Whitehead écrit Nickel Boys, comme un devoir de mémoire afin que nous n’oubliions jamais ce qu’il s’est passé.

Le récit bouleversant d’un destin tragique, celui d’Elwood, un jeune noir américain plein d’ambition dans une Amérique gangrénée par la haine de l’autre.

Morgan

Coup de cœur rentrée littéraire : On ne touche pas, Ketty Rouf.

 

Dans ce premier roman, Ketty Rouf propose une réflexion sur la réappropriation du corps dans notre société contemporaine.

Elle bouscule et trouble l’ordre établi avec son personnage principal, Joséphine, une professeure de philosophie le jour qui mène une double-vie : à la tombée de la nuit, elle devient Rose Lee la stripteaseuse.

Une incursion dans le monde de la nuit éclairée par la lumière philosophique de Joséphine qui, bien consciente de sa condition, ne semble pas croire au déterminisme.

Une belle découverte, une auteure à suivre.

Morgan

Coup de cœur littérature – rentrée littéraire : Les bons garçons, Pierre Adrian.

Quand la première impression n’est pas toujours la bonne.

 Il n’y a pas de violence de classe, uniquement et simplement de la violence humaine. Avec Les bons garçons, Pierre Adrian fait resurgir de l’ombre un fait divers réel des années 70 – « le massacre de Circeo » – qui a eu lieu en Italie et en fait un récit à la fois glaçant et placide : d’une simple rencontre entre deux filles des bas quartiers de Rome et quatre garçons des beaux quartiers, jusqu’à cette fameuse nuit…

Terrible, mais impossible à lâcher.

Morgan

Coup de cœur littérature : Le dernier arrivé, Marco Balzano.

Depuis sa cellule d’une prison milanaise, Ninetto 53 ans, nous livre le récit poignant de sa vie depuis son départ forcé de Sicile à l’âge de 9 ans jusqu’au jour de son incarcération. Sa mémoire, tout sauf fragmentaire, nous offre un aperçu brillant de la violence de la migration et du déracinement.

Un roman magnifique.

Morgan

Coup de cœur littérature – rentrée littéraire : Les aérostats, Amélie Nothomb.

Lecture éclair. On  a l’impression de lire une nouvelle… C’est rapide, intrigant, captivant et terriblement efficace.

Morgan

Coup de cœur littérature : La couleur de l’eau, James McBride.

Une pseudo-autobiographie parfois drôle, parfois émouvante, de cet auteur à la plume subtile et acérée maos d’où ressort plutôt le magnifique portrait d’une femme extraordinaire : sa mère.

Un magnifique roman aussi pétillant que profond.

Maria

Coup de cœur littérature : Les femmes de, Caterina Bonvincini.

Sept femmes pour un homme.

Vittorio est au centre de toutes les attentions et encore plus lorsqu’il disparait le soir de Noël… Toutes les femmes de sa vie, à savoir sa femme, son ex-femme, sa mère, sa sœur, sa fille ainée, sa fille cadette et sa maitresse sont réunies et prêtes à en découdre. Où est-il passé ? Pourquoi les abandonne-t-il ainsi ?

Dans ce roman choral aux allures de roman policier, Caterina Bonvincini donne la voix à chacune de ses sept héroïnes qui tour à tour livrent leur regard sur la société bourgeoise milanaise et ses préjugés. De cette disparition naitra peut-être, qui sait, un groupe de femmes soudées autrefois divisées… On se croirait presque dans une comédie de Pedro Almodovar.

Morgan

Coup de cœur littérature : L’île, Gianni Stuparich.

Ce petit feuillet de seulement 81 pages concentre l’absolu : la vie, la mort, l’amour filial, l’inexorable fuite du temps. L’écriture est simple mais, simplement parfaite. On est rappelé à l’essentiel, c’est à dire qu’à la fin du chemin, que ce soit celui de la vie ou d’un autre, le retour à « l’île » de notre enfance est irrésistible. S’entourer des êtres aimés, apprécier à leurs côtés les petites choses qui font les grandes beautés de la vie. Il n’y a rien d’autre.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : L’éternité Livie l’éternité, Michel Quint.

C’est beau, c’est tendre, ça picote le cœur.

Jules et Livie ont tous les deux 17 ans et sont passionnés par l’antiquité romaine. Ils se rencontrent à Rome, le temps d’un été, dans la fameuse librairie Stendhal… Comme si tout était écrit d’avance. Ces quelques jours passés ensemble à sillonner la ville éternelle, à marcher dans les traces de César, Néron, Caligula, Auguste et tant d’autres personnages illustres, les ont unis pour toujours. Mais parfois, même l’éternité est trop courte…

Un roman d’amour plein d’esprit et de belles références.

Morgan

Coup de cœur littérature : La liberté aux pieds des oliviers, Rosa Ventrella.

Dans sa langue originale, le livre s’intitule « La malalegna », une expression populaire qui désigne le commérage, le bavardage. Caterina, mère de Térésa et Angelina, en est la cible depuis son plus jeune âge à cause de sa beauté ; en 1940 dans un petit village du sud de l’Italie où l’ombre de la guerre plane, être belle est tout autant une malédiction qu’une bénédiction… Mais quoi que les gens disent, elle fera avant tout ce qui est bon pour ses deux filles.

Après Une famille comme il faut, Rosa Ventrella nous immerge dans une Italie en proie aux démons de la guerre, superstitieuse et mystique par ses nombreuses croyances populaires et religieuses, où tout porte à croire que le destin de chacun d’entre nous est scellé sans aucune chance d’y échapper.

Morgan

Coup de cœur littérature : Harpo, Fabio Viscogliosi.

Au fond du trou.

Entre Moscou et New York, il y a parfois des escales inattendues…

Une silhouette claudiquant dans la neige molle de l’Ardèche. Un inconnu à l’air hagard qui ne sait plus où il habite, coiffé d’un bandage comme un soldat revenu du front qui aurait vu la mort de trop près. Comment une vedette internationale a-t-elle pu échouer sur ces départementales infréquentées, et devenir ce pauvre hère que personne ne semble reconnaître ?

Amnésique après l’accident, oublieux après l’amnésie, Harpo Marx a littéralement disparu en cet hiver 1933, et n’a jamais levé le voile sur ce mystérieux épisode de sa vie.

Tout ce que nous savons, nous le devons à Fabio Viscogliosi qui a mené l’enquête, non comme un flic, mais comme un poète.

Trou de mémoire et hospitalité des trous paumés… un récit lunaire et facétieux.

Pierre

Coup de cœur littérature : Vivre, (si vous sauriez comme j’avions), Jean-Marc Turine.

Rien de surprenant dans ce dernier livre, du très bon Turine mais je suis une inconditionnelle, je l’avoue. Ceci déclaré, je le conseille vivement comme première approche pour comprendre son travail.

Quatre témoignages de destins hors du commun, des tréfonds de l’âme humaines, côté noir côté blanc, loin d’être rose. Quatre histoires très différentes sans nous laisser indifférents, destins tragiques dont on ne sort pas indemne. Comme je le dis toujours, cet auteur écrit avec son coeur pour les autres.

Un écrivain à lire au moins une fois dans sa vie.

Bernadette

Coup de cœur littérature : Albert et l’argent du beurre, Laurent Rivelaygue.

 

Bâtards récalcitrants.

   Quel écrivain n’a jamais eu envie d’étrangler l’un ou l’autre des personnages de son roman ? Quand ces derniers cumulent désinvolture, mauvais esprit ainsi que de trop nombreux poils dans la main, comment ne pas comprendre Laurent Rivelaygue de vouloir s’en débarrasser quitte à mettre en péril l’écriture de son chef-d’œuvre.

   Un grand éclat de rire du début à la fin.

   Un roman absurde à glisser entre Eric Chevillard et Raymond Devos, si vous  rangez livres et vieilles VHS sur la même étagère !

                                                                                                                Pierre.

Coup de cœur littérature : La passagère du silence, Fabienne Verdier.

Devenir peintre, une évidence pour Fabienne Verdier qui pendant son adolescence découvre la finesse de mère nature qu’elle croque, dessine, peint avec passion.
Aux Beaux Arts, lui manque un souffle, la vie dans la peinture, l’infiniment précis qui la fascine tant dans l’art traditionnel chinois.
Ainsi plutôt que de poursuivre son cursus en France, elle décide de partir étudier dans ce pays dont l’art la passionne. Riche d’une bourse, elle part s’immerger dans une école des Beaux Arts de la Province du Sichuan. Rencontre de prime abord avec la Chine communiste des années 80, le choc est brutal. Loin de s’arrêter là, elle y restera 10 ans. Dix années de quête, de partage, de recherche, nous plongeons avec elle dans ce pays étonnant, ses coutumes et sa raison de vivre. Nous en ressortons grandis.

Un ouvrage qui nous invite au voyage qui mérite de rester sur les tables de chevets, à lire et à relire, à méditer.

Bernadette

Coup de cœur littérature : A la ligne, Joseph Ponthus.

Carcasses et crustacés façonnent ce monde sans pitié que celui de ce travailleur intérimaire.
On slame la ligne, on scande les boites, boites de conserve, conserver le boulot, travail absurde et assourdissant pour offrir le choix, le choix de manger vite et varié sans s’inquiéter, Ah oui ? Et derrière ce postulat du consumérisme, le quotidien des ouvriers qui y a pensé ?
Des feuillets d’usine à raconter, à conter, à chanter, sans compter.

Bernadette

Coup de cœur jeunesse : Hôtel Castellana, Rupert Sepetys.

Roman jeunesse dès 15 ans mais pas que…

Madrid, 1957. Franco règne en maître sur l’Espagne depuis presque 20 ans excluant du pays toutes influences extérieures, le réduisant ainsi à la misère.

A ce moment clé, seuls certaines entreprises américaines sont admises sur le territoire. Ainsi le premier hôtel Hilton, appelé Hôtel Castellana voit le jour à Madrid pour accueillir tous les grands chefs des firmes d’outre Atlantique dont le père de Daniel, magnat du pétrole.

Daniel, lui, n’a cure de travailler dans le domaine de son père, il veut devenir photographe. Ce voyage lui donnera l’opportunité de rencontres qui moduleront son avenir. Comment captera-t-il cette page sombre de l’histoire de ce pays ?

Un livre prenant, bien documenté, dans lequel les différences de cultures d’après guerre émergent, un livre pour les amateurs d’Histoire, pour ceux qui aiment à essayer de saisir la vérité.

Bernadette

Coup de cœur littérature : Rhum express, Hunter S. Thompson.

Capiteux.

Journalistes à la petite semaine, obsédés et alcooliques, une clique de gratte-papier aigris et misogynes passent leur temps à se crêper le chignon et provoquent à la ronde, excités par la touffeur tropicale et l’odeur de cadavre en décomposition qui émane du canard qui les emploie. Américains arrogants, ils se comportent à Porto Rico comme en terrain conquis, rejoignant la cohorte des colons incontinents qui répandent leur « flaque de pisse » dans le bleu des Caraïbes.

Ironie du sort, quand l’un de ces journalistes se met enfin au boulot pour écrire un article sur l’émigration qui frappe l’île, on y voit comme dans un miroir le reflet de cette lie qui se déverse depuis le continent jusqu’au confins du monde sous les traits d’aventuriers misanthropes, d’affairistes véreux, de soldats brutaux et de touristes adipeux et incultes.

De son séjour à Porto Rico dans un journal en faillite, le pape du journalisme gonzo, Hunter Stockton Thompson, tire un récit moite et capiteux, un brin machiste, drôle et pathétique à la fois. Tant de rhum coule dans ces pages que, même une fois refermé, le livre continue d’exhaler ses vapeurs d’alcool, alors… ¡Salud!

Pierre

Coup de cœur sciences-humaines : Tombeau d’Olivier, Alain Badiou.

Un ange passe.

D’aucun-es connaissent Alain Badiou par son théâtre, d’autres l’ont croisé en militant infatigable jamais à court d’une tribune ou d’un pamphlet. Certain-es lisent sa philosophie ou apprécient ses incursions médiatiques. Il est des gens que l’on croise si régulièrement qu’ils nous deviennent bien familiers. C’est peut-être la raison pour laquelle on reçoit son dernier ouvrage comme un coup de poing à l’estomac : Tombeau d’Olivier est un hommage à son fils parti trop tôt,et trop jeune.

Un magnifique exercice de socio-analyse, que n’aurait probablement pas renié Pierre Bourdieu, décrivant le parcours d’un enfant grandissant là où l’on n’avait pas nécessairement prévu de lui faire une place, pris dans les rets de mille injonctions contradictoires. C’est aussi, en creux, le récit d’un homme qui s’édifie, car, s’il y a bien une leçon à tirer de tous ces bonheurs et chagrins mêlés, c’est peut-être celle-ci: On n’est pas père, on le devient.

Pierre

Coup de cœur « croisé » sciences-humaines : Les luttes des classes en France au XXIe siècle d’Emmanuel Todd et Le petit-bourgeois gentilhomme, Alain Accardo.

Le gilet jaune et le bobo. Fable.

La lecture d’Emmanuel Todd est toujours stimulante. Sérieux dans la manipulation des données, il n’en oublie jamais d’être drôle en ses tirades, ce qui rend la lecture d’un pavé de sciences-humaines un peu moins fastidieux pour les rompus à la chose. Indiscipliné et studieux, l’analyse de Todd est emportée mais robuste. S’il passe certains auteurs un peu trop vite par dessus bord, le Marx qu’il ressuscite a des choses passionnantes à dire à notre époque.

L’étude du champ social aux conclusions solides contraste tout de même un peu avec l’analyse du champ politique, qui laisse poindre quelques biais idéologiques ; qu’il ne nie d’ailleurs pas, au contraire, ils sont exposés et assumés très volontiers par l’auteur, ce qui est à son honneur.

Sa thèse sur la radicalisation des CPIS (que la crise du COVID619 pourrait enrayer) est particulièrement fructueuse et permet de faire le lien avec…

…le petit essai aux allures de pamphlet qu’Alain Accardo a produit il y a tout juste 20 ans qui était alors suffisamment visionnaire pour qu’il nécessitât une nouvelle édition à l’heure où le mythe du bobo obsède la société française.

Sa lecture permet de remettre un peu de Bourdieu là où Emmanuel Todd l’évacue à peu de frais.

Une tartine d’Accardo trempée dans un grand bol de Todd, donc. Voilà un petit-déjeuner complet !

Pierre

Coup de cœur littérature : Le consentement, Vanessa Springora.

Ogres.

   Il est temps maintenant de se pencher sur chaque cas et tâcher de comprendre comment on en est arrivé là. Merci à Valérie Springora de partager son histoire, remisant ses « rêves de meurtres et de vengeance » pour nous livrer un récit qui ne cède pas tout à la cosmogonie des frères Grimm et sait se montrer humain et généreux.

J’en retiens pour ma part que le rôle du libraire, en l’occurrence funeste, n’est pas anodin. Nous manipulons des livres tous les jours et oublions à quel point ils peuvent faire mal, placés entre les mauvaises mains.

     Pierre

 

Coup de cœur littérature : Comme des frères, Claudine Desmarteau.

Claudine Desmarteau est une auteure qui écrit habituellement pour la jeunesse et ça se sent ; dans Comme des frères, elle nous livre de façon crue mais réaliste le portrait d’une adolescence qu’elle a su saisir dans toute sa fragilité, sa brutalité, sa défiance. A la lecture de ce roman, on réalise avec peine que les mondes de l’enfance et de l’adolescence sont impitoyables et qu’ils laissent sur les autres, sur nous, une empreinte, des regrets indélébiles.

Morgan

Coup de cœur littérature : De rien ni de personne, Dario Levantino.

« Iu un mi scantu di nienti e di nuddu ».

Moi je n’ai peur de rien ni de personne. A Brancaccio, quartier populaire de Palerme, Rosario en a fait son leitmotiv. Jour après jour, il découvre un peu plus la violence de la vie, des relations humaines, de l’amour. Il va falloir grandir plus vite que prévu, passer de l’enfant à l’adulte, tenir tête et tenir bon.

Un roman d’apprentissage touchant, brute.

Morgan

Coup de cœur littérature : L’intrusion, Quentin Lafay.

Toile infernale.

Préparez-vous à frissonner autant qu’à la lecture d’un bon polar. Dans L’intrusion, pas de meurtre ni d’enquête, juste la vie d’un homme jetée en pâture sur Internet après l’ouverture d’un e-mail infecté.

De façon froide et méthodique, mais tout en justesse, l’auteur nous fait prendre conscience de la puissance d’un seul et unique « clic » et de son onde de propagation. Il nous met également face à l’hypocrisie de nos apparences : sommes-nous ce que nous montrons ou ce que nous disons derrière nos écrans dans l’illusion de l’anonymat et du privée ?

Lisez ce roman, et courrez changer vos mots de passe dans la foulée !

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Blackbone, collectif.

Marie va passer son bac et se réjouit du retour de sa mère qui depuis toujours travaille comme reporter dans les plus grands conflits. En effet, afin de rester près de sa fille,  celle-ci accepte une place comme journaliste spécialiste des nouvelles technologies. Elle décède subitement dans un accident de bus. Accident ou meurtre…? Aidée d’un hacker, Marie veut savoir.

Une enquête très bien menée qui nous mène d’Afrique du nord en Europe, sur les traces des métaux rares et des téléphones portables, un sujet brulant d’actualité.

Un livre à mettre entre toutes les mains.

Bernadette

Coup de cœur : Trois jours dans la vie de Paul Cézanne, Mika Biermann.

Nature. Morte.

   C’est un Cézanne hirsute et misanthrope, sujet aux hallucinations, qui déambule dans ce paysage chauffé à blanc, bien avant que l’A8 ne déroule son tapis d’asphalte suante au pied de la montagne Sainte-Victoire, sonnant la défaite du paysage face à l’ardente et impatiente modernité.

Voilà donc Peintre Paul qui croque dans une pomme, rote, salue un faune, insulte Renoir, trébuche sur un corps, transpire et se gratte… Tout ça en seulement trois jours !

On sent l’auteur malheureusement un peu pressé, tant il est vrai qu’il est cruel de devoir se contenter de trois jours de cette vie-là quand on brûle d’en connaître trois semaines, trois mois voire même trois longues années…

…du moment que c’est Mika Biermann qui nous les conte.

Pierre

Coup de cœur : Monsieur, je ne vous aime point, Roger-Pol Droit.

Discours sur l’origine et les fondements de l’inimitié entre deux hommes.

   Voltaire et Rousseau.

On pourrait presque en faire des antonymes. Des passions contraires dans l’inconscient collectif du peuple français.

Mais que reste-t-il aujourd’hui de Voltaire à part quelques citations usées jusqu’à la corde (parfois même apocryphes…) et une œuvre qui semble condamnée à ne plus servir que de bol de céréales à des collégiens à peine studieux ?

Quant à Rousseau, sa légende noire lui poisse au corps comme les flammes lèchent le bûcher, foyer par ailleurs généreusement nourri par des générations de semi-penseurs malveillants le rangeant en bonne place dans le musée de ce qui leur fait horreur.

Ces deux auteurs (et combien d’autres?) ont été lessivés comme un mauvais béton par des décennies de manuels scolaires paresseux. Comment imaginer que ces deux-là étaient bien vivants, de chair frémissante et d’os douloureux, souffrants et vibrants, animés par dessus tout du désir brûlant de créer et d’éclairer ? Comment dire leur passion ? Comment exposer ça sans faire cours ? Comment raconter aussi leurs différences ? Leur différent ?

On sait gré à Roger-Pol Droit, que l’on attendait pas forcément à ce tournant, d’avoir trouvé les mots, sinon pour les réconcilier, du moins pour rendre intelligible une controverse qui n’a rien d’égotiste mais qui est profondément, et au plus beau sens du terme, philosophique.

Pierre

Coup de cœur jeunesse : Qui ment ?, Mc Manus M. Karen.

Ce livre nous plonge dans une enquêtre en jonglant entre le point de vue des 4 adolescents suspects : Bronwyn, Nate, Addy et Cooper. Simon s’apprêtait à révéler leurs secrets ; mais qui a tué Simon ?

Un livre captivant où le mystère s’installe jusqu’à une fin inattendue. A lire !

Julia, 14ans, stagiaire à la librairie.

Coup de cœur littérature : Oostduinkerke, Claire May.

Sur fond de mer du nord, dunes et croquettes aux crevettes, la rencontre d’un été. Prétexte pour retracer une partie de son enfance dans la maison de vacances familiale, se questionner l’un l’autre sur l’identité, l’appartenance, le voyage et le devenir. Un premier roman d’une plume précise et d’une réflexion profonde qui je l’espère ne sera pas le dernier.

L’auteure nous fera le plaisir d’être à la librairie le jeudi 19 mars dès 19h30 

Bernadette

 

Coup de cœur littérature : Vie de Gérard Fulmard, Jean Echenoz.

Un anti-héros dans le milieu de la politique.

Une écriture suivant des plans cinématographiques que Jean Echenoz adapte encore et toujours à son histoire. Nous nous régalons.

Bernadette

Coup de cœur littérature : Disparaître, Mathieu Menegaux.

Dans Disparaître, Mathieu Menegaux navigue habilement entre le roman et le polar – appelons ça roman noir – pour nous mener en bateau jusqu’aux toutes dernières pages.

Tragique, mais impossible à lâcher.

Morgan

Coup de cœur littérature : Dévorer le ciel, Paolo Giordano.

Paolo Giordano dissèque à la plume des thématiques qui lui sont chères depuis ses débuts : la rudesse du passage de l’enfance à l’âge adulte, l’amour et l’amitié. Dans Dévorer le ciel, l’auteur aborde de façon poignante les désillusions d’une jeunesse aux idéaux extrêmes.

Un roman à la trame narrative rondement menée, une conclusion contre toute attente.

Morgan

Coup de cœur littérature : Les mensonges de la nuit, Gesualdo Bufalino.

Un sublime subterfuge littéraire, une langue merveilleuse. Un roman à lire et à relire pour en saisir toutes les subtilités.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Eden, Rebecca Lighieri.

Un récit sur le quotidien  d’une jeune fille dans lequel rien de particulier ne se passe sauf quand elle se retire dans un certain cagibi…

Une belle philosophie en pleine actualité sur l’amour, l’avenir de la planète et notre action au quotidien. Un livre simplement positif pour tous.

Bernadette

Coup de cœur jeunesse : Miss pook et les enfants de la lune, Bertrand Santini.

Une nounou parfaite, une enfant ravie, mais qu’est-ce qui se cacher derrière l’harmonie de cette histoire ?  Une aventure dans les méandres de la lune, antre des sorcières… Nous oscillons entre Mary Poppins et Maléfique, dans ce roman initiatique, très bien écrit. Vivement le tome 2 !

Bernadette

Coup de cœur : J’avais une île, Lorenza Pieri.

Caterina et Teresa grandissent sur l’île du Giglio au large des côtes toscanes, un petit paradis perdu en somme que les habitants chérissent et protègent envers et contre tout. Mais le calme et l’isolement propres à l’insularité se troublent lorsque les deux terroristes de la Piazza Fontana à Milan – Franco Freda et Giovanni Ventura – doivent débarquer sur l’île pour y purger leur « peine » … Jusqu’à quel point l’Histoire d’une nation peut-elle influencer les histoires individuelles ?

Lorenza Pieri nous montre, à travers l’histoire d’une famille aux membres si singuliers, l’impact de l’évènement sur l’individu. Elle insère avec brio des personnages et des faits historiques réels pour étayer une fiction aux allures vraisemblables.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Je voulais naître vent, Andrea Gentile.

A mettre entre toutes les mains.

A tout juste dix-sept ans, Rita Atria trouve la force et le courage de témoigner contre la Mafia, cette organisation criminelle qui a englouti la vie de son père puis celle de son frère. Elle n’est encore qu’une enfant et pourtant, elle va être propulsée dans le monde des adultes sans foi ni loi ; menacée de mort, sous protection policière et exilée à Rome, celle-ci ne lâchera pas pour autant son combat. Car son combat, elle le mène pour toutes les victimes de la Mafia.

Un roman inspirant, instructif, sur un personnage réel de l’Histoire italienne, qui ouvre les yeux et met en garde sur un mal qui ronge encore et toujours la péninsule.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Le matin de Neverworld, Marisha Pessl.

5 jeunes se retrouvent après un an de séparation suite au décès de l’un d’entre eux. Au petit matin, la voiture sort de la route, un accident dont ils pensent sortir vivants. Cependant, à cet instant le cercle du temps les accapare, seulement l’un d’entre eux en sortira vivant.

Une quête à la recherche de la vérité sur la mort de leur ami, la solidité du groupe mais à quel prix ?

Haletant, on ne lâche pas sans savoir.

   Bernadette

Coup de cœur – rentrée littéraire : L’été meurt jeune, Mirko Sabatino.

A la fin de l’été vient la fin de l’enfance.

Primo, Mimmo et Damiano forment le trio inferal ; ils arpentent les rues de leur petit village d’Italie du sud en plein après-midi, sous le soleil brûlant de l’été, lorsque tout le monde dort. Parfois, ils croisent une bande de voyous qui ne les épargne pas. Mais peu leur importe car la vie s’est déjà chargée de leur sort.

Tous trois liés par l’absence irréparable du père, le pacte de sang qu’ils réalisent lors de l’été 1963 scellera leur destin pour toujours mais aussi la fin de leur innocence et de leur enfance.

L’été meurt jeune ;

le récit d’une amitié sans faille,

une narration glaçante et addictive,

une émotion puissante et effroyable.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Si l’on me tend l’oreille, Hélène Vignal.

Pour tromper son ennui, un gouvernant impose aux saltimbanques de se poser dans une des contrées du pays en tenant uniquement compte de leur profession.

Mais ceux-ci ne l’entendent pas tous de la même façon.

Une hymne à la liberté d’être soi.

Bernadette

Coup de cœur – rentrée littéraire : La mer à l’envers, Marie Darrieussecq.

Quand on regarde la méditerrannée d’une autre façon, quand le propos du livre trottine sans cesse dans votre têtre, on se dit que l’autrice a gagné.

Bernadette

Coup de cœur – rentrée littéraire : Starlight, Richard Wagamese.

Une merveille d’exploration, de communion avec la nature, de sagesse et d’Amour. Juste parfait.

Bernadette

Coup de cœur – rentrée littéraire : Cadavre exquis, Agustina Bazterrica.

Une lecture à la fois répugnante et magnétique qui nous pousse à une réflexion sur l’assouvissement sans limites de nos besoins.

Cœurs sensibles abstenez-vous, les autres FONCEZ, cette auteure est à suivre !

Maria

Coup de cœur jeunesse : Signé poète X, Elizabeth Acevedo.

Une voix sourde gronde en elle. Est-elle différente, est-elle malaimée ? En tout cas elle est douée et incomprise, enfin le croit elle …Elle écrit, slame, nous raconte son histoire, celle d’une latino-américaine de 16 ans, poétesse dans l’âme.

On se laisse embarquer dans sa vie, la musique de son écriture. Excellent !                                                     Bernadette

Coup de cœur – rentrée littéraire 2019 : Cent millions d’années et un jour, Jean-Baptiste Andrea.

Avec Cent millions d’années et un jour , Jean-Baptiste Andrea nous livre un récit d’exploration teinté de merveilleux, flirtant ainsi avec le conte et le parcours initiatique d’un homme déjà adulte à l’enfance émaillée.

Stan est paléontologue et n’a qu’une seule idée en tête : retrouver le squelette complet d’un dinosaure, quelque part dans les montagnes entre l’Italie et la France. Il n’en est pas sûr, aucune preuve n’existe, si ce n’est le souvenir fragile d’un vieillard qui aurait aperçu, enfant, un  » dragon  » dans une grotte…

De la folie pure ? Sans doute. Mais rien ne peut arrêter un homme dont la quête est d’exister enfin. Pas même la roche et son inhospitalité.

Un trésor de lecture.

Morgan

Coup de cœur – rentrée littéraire : Journal de L. (1947-1952), Christophe Tison.

Avec le Journal de L. (1947-1952, Christophe Tison s’attaque à un monument de la littérature et donne – enfin –  la parole à un personnage tout aussi phare que le roman : Dolores. Lolita pour les intimes.

Si l’entreprise peut paraître audacieuse, elle n’en reste pas moins brillante : de façon habile et cohérente, Christophe Tison parvient à nous faire revivre des éléments narratifs dlés du roman originel du point de vue de la nymphette cette fois et non plus de son bourreau, Humbert Humbert.

Car après tout, que savons-nous de cette jeune fille si ce n’est ce que H.H a bien voulu nous en dire ?

Les lecteurs du Lolita de Nabokov plongeront avec curiosité, délice et effroi dans ce journal.

Morgan

Coup de cœur polar : Le couteau, Jo Nesbo.

Alcoolique et souvent d’humeur exécrable, Harry atteint, dès le début de cette nouvelle aventure, le comble du désespoir. Il lui faudra pas mal de courage, d’intuition (et quelques instants de sobriété, quand même) pour arriver au bout d’une enquête pleine de rebondissements.

L’histoire est dense, l’écriture énergique et les dialogues percutants. Et nous, on ne s’en lasse pas tant la mécanique est efficace.

Bref, un polar hautement recommandable (même si on n’a pas lu les précédents !)

Maria

Coup de cœur – rentrée littéraire : Le cœur de l’Angleterre, Jonathan Coe.

Merci à Jonathan Coe de nous éclairer. Oui l’Angleterre est proche, ce sont nos voisins, nos amis. Pourtant une question se pose, brulante d’actualité : Qu’est-ce que le Brexit ?

A travers ses personnages de prédilection, nous vivons cette question de 2010 à 2016 au coeur des familles, pas toujours en accord. A ne pas rater !

Bernadette

Coup de cœur – rentrée littéraire 2019 : Eden, Monica Sabolo.

Avec Eden, Monica Sabolo nous immerge dans une Amérique jamais nommée, profonde,  presque rêvée. Et surtout, bien loin d’un quelconque paradis terrestre.

Dans cette ville où cohabite les gens de la réserve et les autres, des événements inquiétants se déroulent à la tombée de la nuit, en lisière de forêt. On invoque des rites et des pratiques maléfiques, des jeunes filles sont violées, des hommes sont agressés… On soupçonne surtout la communauté amérindienne d’être à l’origine de ces exactions.

Dans ce récit empreint de mysticisme et de mythologie, l’auteure met en lumère la capacité de l’Homme à faire le mal, à détruire et à s’approprier sans ne jamais réaliser que sa main peut être à la fois à l’origine du pêché et du châtiment.

Morgan

Coup de cœur – rentrée littéraire 2019 : Le ciel par-dessus le toit, Natacha Appanah.

 » Le ciel est, par-dessus le toit,

Si bleu, si calme ! « , Paul Verlaine.

Au-dessus de la tête de Loup, c’est le toit de la prison pour mineurs puis, bien après, le ciel peut-être. Sa mère, Eliette ou plutôt Phénix, ne renaîtra jamais des cendres de son enfance. Et puis il y a Paloma, la grande soeur de Loup, qui est partie en emportant avec elle les espoirs du jeune garçon.

Dans Le ciel par-dessus le toit, Natacha Appanah nous livre par le biais d’une écriture poétique le portrait délicat, fragile, d’une famille déchirée par les marques du passé.

Morgan

Coup de cœur – rentrée littéraire 2019 : Borgo Vecchio, Giosuè Calaciura.

A Borgo Vecchio, tout le monde connait Celeste la fille de Carmela la prostituée, Cristofaro le gamin battu par son père chaque nuit, Toto le pickpocket du quartier et Mimmo le fils du charcutier peu scrupuleux.

A travers une narration et une écriture cinématographique, Giosuè Calaciura nous immerge dans le quotidien de ces quatre personnages intrinsèquement liés par la misère, la pauvreté, la violence, la lutte pour survivre dans ce petit village de Sicile où tout est permis mais jamais dit.

Un magnifique récit, une fable presque, sur le passage du monde de l’enfance à celui des adultes dans une Sicile où nul n’est sûr de ce qu’il adviendra pour lui demain.

Morgan

Coup de cœur – rentrée littéraire 2019 : Le bal des folles, Victoria Mas.

Hystérique ? Quelle femme n’est pas un peu hystérique, ou considérée comme telle, dans la société patriarcaled du XIVe siècle ? En cette période d’intense recherches scientifiques, un pas de côté d’une compagne, d’une soeur, d’une fille, suffit à être incarcéré à la Salpêtrière, fleuron de la neurologie naissante.

Grâce à ce roman sans fioriture, nous y pénétrons. Franchissons les portes avec elles !

Bernadette

Coup de cœur polar : 1793, Niklas Natt och Dag.

Pour 1793, son premier roman, Niklas Natt och Dag n’a pas forcément fait le choix de la facilité et sa réussite est d’autant plus éclatante : un thriller nordique fondu dans un récit historique extrêmement circonstancié et magnifiquement écrit.

Des personnages historiques mêlés à d’autres de fantaisie, dans une intrigue d’une noirceur terrible et pourtant vraisemblable. Au départ, une découverte macabre sur laquelle toutes les théories seront avancées et deux enquêteurs atypiques sillonnant les rues et les palais de Stockholm, ville dont les bruits et les odeurs sont presque perceptibles à travers les pages.

Ceux qui ont aimé Le parfum de Suskind y retrouveront certaines atmosphères et les mêmes capacités évocatrices.

Très bonne lecture !

Maria

Coup de cœur polar : Sombre avec moi, Chris Brookmyre.

Pour les passionnés de thrillers psychologies, dont je ne fais pas partie (et pourtant!).

Oubliez toutes les filles du train, à la fenêtre ou sous la glace et sombrez dans cette histoire donc je vous défie de deviner l’issue avant les dix dernières pages.

Maria

Coup de cœur polar : Le livre des choses cachées, Francesco Dimitri.

Fabio, Mauro, Tony et Art’ se réunissent chaque année à la même date dans leur village natal du sud de l’Italie afin d’honorer le Pacte qui les unit depuis leur adolescence. On pourrait voir ça pacte comme des simples retrouvailles entre amis d’enfance afin de maintenir le lien si fragile de l’amitié, le temps d’une soirée. Mais cette année, Art’ – l’excentrique du groupe – qui n’a jamais manqué un seul rendez-vous, est aux abonnés absents… Absence d’autant plus inquiétante qu’il a disparu 22 ans auparavant de façon inexpliquée et réapparu comme par magie, toujours sans explication.

Ses trois amis, tout sauf prêts à une nouvelle disparition, n’ont pas d’autre choix que d’affronter les fantômes du passé de Casalfranco et les démons d’aujourd’hui incarnés par la Sacra Corona Unita afin de le retrouver…

Un roman choral saisissant empreint de mysticisme, des personnages fouillés, un suspens à son comble.

Morgan

Coup de cœur littérature : La théo des fleuves, Jean-Marc Turine.

On ne rencontre pas si souvent un auteur qui écrit avec le coeur. Après Liên de Mê Linh, Jean-Marc Turine nous emmène sur le chemin de vie d’une tsigane, errance parsemée d’embuches et de rencontres, de dureté et d’amour, de musique et de chants.

Un récit magnifique martelé par une seule et unique question : pourquoi ?

Un roman qui touche la sensibilité, à lire et à relire.

Bernadette

Coup de cœur jeunesse : Toffee Darling, Joanne Richoux.

Besoin d’air, de rencontres ? Soif de vivre les Etats-Unis des années 60’s ? On y va, on the road, à la découverte de cette merveilleuse époque, des autres et de soi-même. Laissez-vous embarquer.

Bernadette

 

Coup de cœur littérature : Un cœur vaillant, Caterina Soffici.

Dans Un cœur vaillant, Caterina Soffici nous ballote habilement entre deux pays – l’Italie et la Grande-Bretagne – et deux époques – l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés d’Hitler et le début des années 2000.

S’il s’agit d’une fiction, l’événement autour duquel gravite le roman a eu lieu et est passé sous le plus grand des silences… Le naufrage de l’Arandora Star le 2 juillet 1940 au large des côtes irlandaises a fait 446 morts et seulement 13 d’entre eux ont été identifiés. Il transportait des nazis, des présumés fascistes, des ennemis potentiels de la Grande-Bretagne mais aussi et surtout, d’honnêtes citoyens. Parmi ces victimes, Bartolomeo Berni, dont la famille a toujours dit qu’il était mort au combat. Mais son petit-fils qui ne l’a jamais connu, le jeune Bartolomeo, est bien décidé à découvrir la vérité.

Un roman émouvant et poignant qui revient sur un épisode peut-être anodin à l’échelle de l’Histoire, mais dévastateur pour des centaines de familles.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Ma vie est un merveilleux désastre, Barbara Tammes.

Pippa is back pour de nouvelles aventures (désastreuses) !

La jeune Pippa, plus adolescente que jamais, revient dans un deuxième opus de son journal intime pour nous faire part de tous ses malheurs, oui TOUS, sans exception… Elle grandit et en même temps qu’elle, des thématiques nouvelles surgissent : première vraie histoire d’amour, première soirée, premières responsabilités. Heureusement, elle conserve son humour, sa spontanéité et sa façon bien à elle d’appréhender le quotidien.

Un petit régal qui présage un 3ème journal… 😉

Morgan

Coup de cœur sciences-humaines : Au nom de la démocratie votez bien ! , Mathias Reymond.

Parti médiatique

   Choisir le candidat qui nous représentera pour les cinq ans à venir est un acte à la fois crucial et dérisoire en démocratie. Mais ce n’est jamais une mince affaire pour les électeur-ices que nous sommes et qui avons à faire ce choix.

Heureusement, de bienveillants tuteurs sont là pour tenter de redresser, à grands coups de publications intempestives, les inclinations les plus désespérantes. Mathias Reymond (@acrimed_info) analyse avec humour le parti pris de l’éditocratie française.

Pierre

Coup de cœur littérature : J’ai tué Jimmy Hoffa, Charles Brandt.

Attention spoiler !

   Frank Sheeran, dit l’Irlandais, a bel et bien tué Jimmy Hoffa, le tout-puissant patron du syndicat des camionneurs américain, et en faisant cet aveu, il met fin au mystère qui entourait cet énigmatique assassinat.

En excavant le passé de cet homme de main de la mafia, enfant des bas quartiers de Philadelphie, depuis la terrible 45° division de Patton jusqu’aux sections syndicales de Chicago, son récit prend le temps de comprendre le destin d’un homme ainsi que la fabrique d’un redoutable tueur.

On peut également féliciter Charles Brandt de parvenir à nous tenir en haleine et nous faire douter de la culpabilité de Sheeran jusqu’au dernier moment.

Pierre

Coup de cœur littérature : Kiruna, Maylis de Kerangal.

Terrain mité

   À Kiruna, où se situe la plus vaste et la plus précieuse mine de fer du monde, la ville menace de s’abîmer ; les galeries souterraines creusées avec zèle et avidité ne permettant plus au sol de soutenir son poids. Des habitations sont englouties, et ce sont bientôt des quartiers entiers qui s’enfonceront dans les entrailles de la terre.

Dans ce reportage en terre lapone, Maylis de Kerangal interroge nos appétits, nos mythes, notre civilisation et la place que chacun-e y trouve.

On aperçoit furtivement dans son récit les balbutiements de la fiction, ou comment d’une image on fabrique une histoire. Mais ces graines sont vouées à la stérilité ainsi jetées sur le sol gelé de Kiruna.

Pierre

Coup de cœur littérature : Un blanc, Mika Biermann.

Complètement givré.

   Avant de se rendre au chevet de l’Étrurie mourante dans Roi., Mika Biermann s’est penché sur de nombreux autres cas pathologiques…

Dans ce récit reconstitué d’une improbable expédition en Antarctique, il plonge sa plume dans l’eau glacée pour raconter le périple d’une équipe de bras-cassés, lancée à l’assaut des glaçons, dans l’intention d’y fêter dignement le passage à l’an 2000.

Les confins australs du monde auront leur feu d’artifice, mais peut-être pas celui qui était prévu…

Pierre

Coup de cœur littérature : Une affaire comme les autres, Pasquale Ruju.

Une immersion pas comme les autres dans le monde de la mafia calabraise.

L’univers de la mafia et son code d’honneur fascinent autant qu’ils effraient. Avec Une affaire comme les autres, Pasquale Ruju nous offre un portrait glaçant de ce monde d’hommes sans pitié, à travers les yeux d’une femme qui n’a pas su voir… Car Annamaria a été l’épouse d’un chef de clan toujours plus ambitieux, sanglant, brutal, sans en avoir la moindre idée. Quelle a été sa vie dans l’ombre de cet homme ?  Il est temps, à la mort de celui-ci, d’éclaircir à la fois toute l’histoire et l’affaire.

Un roman captivant qui suit la logique de l’interrogatoire,

Les secrets d’une femme brisée par la vérité,

Une fin contre toute attente.

Morgan

Coup de cœur littérature : Une sirène à Paris, Mathias Malzieu.

Pour enjoliver le quotidien, saupoudrez-le d’un brin d’imagination, agrémentez de quelques doses de créativité, d’une coupette de volonté et d’un flot d’amour.

Soyez votre surprisier !

A déguster sans fin.

Bernadette

Coup de cœur littérature : Le procès du cochon, Oscar Coop-Phane.

D’une simple vie au procès, vécu par chacun des protagonistes.

Et si on se posait la question : qui est le cochon dans toute cette histoire ?

Un excellent petit roman, bien ficelé et percutant de vérité.

Bernadette

Coup de cœur littérature : Troubles, Jeroen Olyslaegers.

Un vieux flic raconte les dédales des rues d’Anvers, ses débuts sous l’occupation, sa passion pour la poésie.

Un roman troublant de vérité qui pose de vraies questions éthiques : comment agir dans un groupe et concilier qui l’on a été avec qui l’on aurait voulu être ?

Plongez-y !

Bernadette

Coup de cœur polar : Les compromis, M.Calligaro & E.Cardere.

Une députée verte est assassinée au Parlement européen. Qui a intérêt à la disparition d’une élue travaillant sur le dossier « diesel » ? Les deux auteurs connaissent assurément le Parlement européen de l’intérieur… et se sont bien amusés à nous en dévoiler les arcanes. En suivant l’enquête policière, on en apprend beaucoup sur le processus d’élaboration d’une loi européenne… et sur l’influence des lobbies, en l’occurrence celui de l’industrie automobile.

Christine

Coup de cœur littérature : La guerre des pauvres, Eric Vuillard.

Échos.

Le peuple est un volcan. Violent en ses éruptions, il dévale les flancs de l’Histoire comme une lave bouillonnante. Eric Vuillard invoque derechef ce peuple récalcitrant, confiant dans le fait qu’un jour, par son action anarchique, il ne restera plus une seule forteresse debout.

La faux brandie bien haut ou un gilet jaune flanqué sur l’épaule, l’histoire bégaie… Un Philippe mata la révolte, un autre pourrait bien être emporté par la crue. Un texte bref comme une prière à réciter debout en regardant le ciel.

Dieu est avec nous, n’en déplaise à Emmanuel !

Pierre.

Coup de cœur jeunesse : La vie secrète de Rebecca Paradise, Pedro Manas.

Rebecca Paradise est une jeune espionne de 11 ans et demi employée par l’Organisation et infiltrée dans la Grand Ecole Paradise pour accomplir une mission de la plus haute importance.

Ça, c’est ce qu’Ursula – la vraie petite fille derrière le pseudonyme Rebecca Paradise – aimerait te faire croire.

En réalité, elle mène une existence plutôt banale, elle se trouve elle-même plutôt banale voire inintéressante. Elle s’attire beaucoup d’ennuis alors même qu’elle fait beaucoup d’efforts pour être invisible. Oui, mais, Ursula a un gros défaut jouant en sa défaveur : elle ne fait que mentir. Jusqu’où ce vilain défaut va-t-il la mener ? Rendez-vous sur www.surlespasderebecca.globspot.com pour en savoir plus 😉

Un roman qui se lit d’une traite et qui, sous couvert de légèreté, offres de belles réflexions sur le droit à l’erreur, le pardon et l’identité.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : Les yeux d’Airene, Dominique Brisson.

Le regard sonde, l’amour persiste.

Aireine, adolescente en plein épanouissement, constate petit à petit des changements dans son environnement. Invasion de coccinelles, assombrissement du climat, changement de comportement de ses proches.

80 ans plus tard, son arrière petite-fille se plonge dans son carnet dont personne ne veut entendre parler. Son désir ardent de partir à la rencontre d’Aireine le poussera sur le chemin de sa vie.

Une fois en main, on ne lâche plus ce roman. Simple et prenant, à la lisière de l’imaginaire.

Bernadette.

Coup de cœur littérature : Né d’aucune femme, Franck Bouysse.

Condition féminine d’un temps pas si lointain.

La difficulté d’être une femme, une femme pauvre, une femme désirable à la merci d’êtres peu scrupuleux…

Un livre percutant dont l’âme se situe dans une écriture sculptée dans le marbre de la vie. Une écriture du terroir qui jongle avec les événements, qui forge le caractère des personnages. On y est. on y reste jusqu’au bout car tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir.

Une petite merveille.

Bernadette

Coup de cœur littérature: Le monarque des ombres, Javier Cercas.

Le grand oncle de l’auteur est mort à 19 ans pendant la guerre civile espagnole, combattant pour Franco. Il est resté des traces de lui dans la mémoire familiale, mais comme « une funèbre légende », dont on évite de parler. Ce secret de famille rejoint les non-dits sur cette période tragique de l’histoire de l’Espagne. Javier Cercas avait dans un premier temps décidé de ne pas écrire sur son oncle, dont il avait honte. Il fait pourtant ici le récit de sa douloureuse quête de la vérité. Un récit personnel qui se lit comme une fiction.

Christine

Coup de cœur littérature : Un océan deux mers trois continents, Wilfried N’sondé.

Il y 3 siècles, un ambassadeur africain reliait les deux mondes pour être reçu à la cour du pape. Sans aucunement se douter que ce voyage serait surtout celui de la vilénie, de l’infamie et de la dureté quel’homme inflige à son prochain. Sa foi, en l’Homme et en Dieu, tremblera chaque instant sans jamais faillir.

Une splendide ode à la fraternité, l’égalité, la tolérance, et à l’espoir ; un écrivain à découvrir sans tarder.

Bernadette

Coup de cœur : A la table de Yasmina, Maruzza Loria & Serge Quadruppani.

7 nuits de charme pour sauver la vie d’un frère.

On s’évade, on patiente, on savoure les mots et les mets, on y revient, on se délecte, on désire faire durer le plaisir. Un petit délice… recettes incluses… Comme moi, goutez-y !

Bernadette

Coup de cœur jeunesse: La tribu des Zippoli, Davi Nel-lo.

Guillem n’aime pas lire… Ou plutôt, la lecture, ça lui fiche une peur bleue. Effrayé par toutes ces lignes et tous ces mots qu’il n’arrive même pas à comprendre parfois, le petit garçon fait un vrai blocage. Et quoi de pire, quand on n’aime pas lire, que d’être entouré de lecteurs assoiffés ? Sa mère, son père, son frère – le tyrannique Nicolau – aiment tous éperdument, OUI TOUS ! les livres. Et ne parlons pas de la visite hebdomadaire obligatoire à la bibliothèque de l’école, un vrai cauchemar. Qu’est-ce qui pourrait le faire changer d’avis ? Un livre magique peut-être… La tribu des Zippoli.

Un joli petit roman, plein d’humour, qui stimule l’imaginaire à souhait et qui offre une belle réflexion sur la place de la littérature (et des livres) dans nos vies.

Morgan

Coup de cœur jeunesse : 21 printemps comme un million d’années, Camille Brissot.

Victor et Juliette, c’est l’histoire d’une amitié sincère, sans faille, malgré le caractère bien trempé de cette dernière et sa vivacité parfois problématique. A travers ses souvenirs, Victor nous raconte sa Juliette, sa meilleure amie qui a marqué sa vie – pour le meilleur et pour le pire –  de façon indélébile…

Emouvant, drôle, et sensible.

Morgan

Coup de cœur littérature : Une famille comme il faut, Rosa Ventrella.

Maria, la protagoniste principale du roman, est connue à Bari sous le nom de Malacarne, « mauvaise chair » en français. Son refus de se conformer à un destin tout tracé et son désir de s’élever aussi bien intellectuellement que socialement lui vaut ce surnom peu gratifiant. Mais parfois, il se trouve qu’être rebelle a de bons côtés ; elle passera, par la seule force de son caractère, d’enfant complexée et désobéissante à une jeune femme forte, cultivée et désirable. C’est sans compter, bien sûr, qu’en Italie du sud, les qu’en-dira-t-on et le respect des conventions – implicites ou explicites – passent avant tout…

Une peinture sociale rude,

une saga familiale poignante,

le portrait d’une jeune femme ambitieuse.

Morgan

Coup de cœur littérature : Marina Bellezza, Silvia Avallone.

Jeunesse italienne et désillusions post-Berlusconi.

Nés tous deux à Biella, petit village reculé des Alpes piémontaises, Andrea et Marina s’aiment et se détestent depuis leur adolescence. Après un silence de plusieurs années, les deux protagonistes se retrouvent, toujours autant attirés mais toujours aussi différents ; lui rêve d’avoir sa propre ferme et de produire du maccagno comme l’a fait autrefois son grand-père, Marina la futile, elle, ne rêve que de célébrité et de reconnaissance… Dans cette vallée piémontaise où toute activité se meurt, Andrea et Marina nourrissent chacun des rêves que tout oppose, incompatibles à une vie commune.

Marina Bellezza ou le roman d’un pays et d’une jeunesse en crise, ballotée entre le désir de retour à une vie sobre et la soif de conquête.

Morgan

Coup de cœur littérature : Le fil des anges, Ester Mann.

En Arménie, afin de perpétuer la tradition du funambulisme, discipline exclusivement masculine, un ancien part à la recherche de l’élu. Cependant, celui-ci se révèle être une jeune fille… Dès lors nous plongeons, à flux tendu entre la dureté du métier, de la relation entre deux générations, de la vie dans ce pays aride. Mais toujours le fil, entre ciel et terre, désirs et réalité, en ressort aussi toute la poésie de cet art, de la vie. Pour s’évader vers un autre monde.

Bernadette

Coup de cœur littérature : Camarade Papa, Gauz.

Le coq était un clairon

Dans debout-payé, en regardant par-dessus les épaules du vigile, Gauz découvrait un monde à la littérature… celui de ces éternels « étudiants » africains de la MECI ou de la MEC squattant les immeubles achetés naguère par leurs États respectifs dans la capitale coloniale ; « Sapeurs » et « réunionnais » redonnaient des couleurs et du verbe aux grands boulevards endormis des trente piteuses…

En remontant plus loin le fleuve de l’histoire et le cours du Comoé, il nous livre un récit moqueur des débuts de la colonisation, gouleyant comme un vin de palme, où l’incontinent colon, balançant entre dysenterie et maux de tête, tente un trek contre la montre et les anglais pour dessiner les nouvelles frontières de la France. Produits à la « Manu » de Châtellerault, les vieux chassepots transitent par les navires chahutés de la CFK, pour finir leur course dans les râteliers des comptoirs ou entre les pognes des tirailleurs sénégalais ; ces solides soldats acclimatés sans qui le voyage de l’impotent important se ferait les pieds devant.

D’une marge à l’autre de l’empire, de la glèbe du Poitou à la grève de Grand-Bassam, c’est par-dessus, cette fois, les cheveux roux d’un enfant marron, jeune abeille faisant un miel délicat de la vulgate marxiste de son Camarade Papa, qu’on découvre à notre tour les profondeurs polychromes du continent noir…

Pour les orphelin-es d’Ahmadou Kourouma et tou-tes les autres… avec des vrais morceaux de Côte-d’Ivoire dedans.

Pierre.

Coup de cœur littérature : Mes pas dans les tiens, Fioly Bocca.

Sur la route de Compostelle, deux âmes égarées sur le chemin de la vie se rencontrent ; Alma et Frida ont entrepris cette longue marche car elles ne savent plus quelle direction emprunter ni dans quel but. Pas après pas, kilomètre après kilomètre parcouru ensemble, les deux femmes que seul le voyage réunit vont s’apprivoiser, représentant l’une pour l’autre une étape fondamentale de leur itinéraire vers leur destinée.

Un roman qui donne de l’espoir et de la foi en la vie.

Morgan

Coup de cœur littérature : Frère d’âme, David Diop.

Tiraillé.

Deux paysans sénégalais égarés sur les champs de bataille de la vieille Europe qui s’entre-tue. Quand l’un meurt, son plus-que-frère perd la raison. Face à l’absurdité de sa situation, à la mort qui frappe au hasard de ses éclats de métal brûlants, à la solitude de l’homme face au carnage et de l’homme noir dans la guerre des Blancs, il croit penser par lui-même, comme il dit, alors qu’en fait, il perd la tête…

Alfa NDiaye se transforme alors en machine de guerre pour la France, finissant d’épouvanter tout le monde ; devenant un sauvage sanguinaire pour les poilus et un sorcier dévoreur d’âmes pour ses frères tirailleurs.

Mais sous un ciel si funeste, quand tout le continent perd la raison, peut-on être un bon soldat sans devenir un meurtrier implacable ?

Pierre

Coup de cœur littérature : Kanaky, Joseph Andras.

Un Z’oreille fait la coutume.

Joseph Andras est bien connu des services de police, et, pour son malheur, l’État colonial français n’a pas fini d’entendre parler de lui. Il s’était déjà fait remarquer lors d’un précédent forfait ; il remuait alors allègrement sa plume dans la plaie algérienne, osant même cracher dans le calice que lui tendait la critique littéraire, refusant que la littérature s’abreuve à cette auge.

Troquant aujourd’hui une mer pour un océan, il fait cap sur Kanaky et déploie amplement ses ailes. Sur l’asphalte ou sous le banian… toujours à hauteur d’homme, il rend hommage aux morts, et donne à voir la dignité des vivant.es.

Andras soulève tous les tapis. Des agrégats de poussière accumulée, il tire un bras, dégage une jambe, découvre un corps. Il convoque pour nous les combattants, les ami.es et les papas, donnant à lire ce qui ressemble à une histoire populaire de Kanaky….

Pierre.

Coup de cœur jeunesse : La vie selon Pippa, Barbara Tammes.

Entre les mains, La vie selon Pippa nous parait plus vrai que nature ; à l’intérieur de son carnet, elle écrit, décrit, dessine et analyse sa vie de façon précise et méthodique. Bien plus qu’un banal journal intime, son carnet l’aide à appréhender son quotidien, à décrypter ses peurs, à reconnaître ce qui la rend heureuse et surtout, à faire des choix (parfois) décisifs. Espiègle et authentique, le personnage de Pippa nous offre un allé simple dans les affres de l’adolescence, avec les joies et les peines qui l’accompagnent, le tout enrobé de beaucoup d’humour et de tendresse.

Vivement le tome 2 !

Morgan

Coup de cœur littérature : Le dernier bain, Gwenaële Robert.

 

Les dernières heures de Durat, adulé par les uns, considéré comme un traitre par d’autres, dont celles qui ont une bonne raison de l’éliminer. Un roman d’une très belle plume qui plonge dans un moment clé de l’Histoire. A lire !

Bernadette

 

Coup de cœur – rentrée littéraire : A son image, Jérôme Ferrari.

En Corse, une jeune photographe meurt trop vite. Son parrain,  à l’initiative de sa passion et prêtre du village natal, célèbre son enterrement en liant des images de sa vie, de leur vie à travers des clichés?. Ainsi il remet en cause la signification profonde de la vie, de la mort, croisements subtils, imprégnés de philosophie de la vie. Un excellent roman incitant à la réflexion.

Bernadette

 

 

 

 

 

Coup de cœur jeunesse : Les déclinaisons de la Marguerite, Séraphine Menu.

Marguerite est avide de liberté. Ainée d’une joyeuse fratrie, elle partage son temps entre une maman un peu trop protectrice, des frères et sœurs qui comptent sur elle et une année de 3ème quelque peu difficile…

Les déclinaisons de la Marguerite offre une plongée dans la vie d’une jeune fille qui aimerait vivre son adolescence comme les autres ; premier amour, premières soirées, amitiés qui naissent et se déchirent. Et quoi de mieux qu’un voyage scolaire en Italie, loin de tout, pour toucher du doigt cette liberté tant désirée ?

Morgan

Coup de cœur – rentrée littéraire : Ça raconte Sarah, Pauline Delabroy-Allard.

Ça raconte Sarah est un coup de coeur – coup de poing. L’écriture est tranchante, pressée et (op)pressante ; on est à bout de souffle, comme la narratrice, emportée par une tempête dénommée Sarah. Mais qui est Sarah ?  Son prénom est une musique entêtante, obsédante, délirante.

Un premier roman signature, terriblement poignant.

Morgan

Coup de cœur – rentrée littéraire : Magnifica, M.R.Valentini.

Maria Rosaria Valentini, l’auteure, est écrivaine mais également poétesse. Avec Magnifica, elle dresse un portrait tendre et mélancolique d’une Italie de l’après-guerre à travers des destins de femmes liées par le sang, la mort, la vie, mais surtout l’espérance.

Beaucoup de pudeur, de rudesse et de poésie dans ce roman en un mot : magnifique.

Morgan

Coup de cœur littérature : Le pays que j’aime, Caterina Bonvicini.

 « L’Italie est le pays que j’aime. Ici, j’ai mes racines, mes espoirs, mes horizons. », Silvio Berlusconi.

Alors que l’Italie vit une période sombre de son histoire, Valerio et Olivia que tout sépare – lui, fils de jardinier, elle, fille d’un riche entrepreneur du bâtiment – , partagent une partie de leur enfance et développent un premier amour qui durera des décennies… Mais leur relation fait partie de ces histoires trop intenses, trop brutes, mal menées par les aléas de la vie, si bien que l’espoir d’une vie commune semble s’effacer à mesure que le temps passe.

Le pays que j’aime, la saga d’une passion amoureuse et d’un contexte historique, social et politique tous deux à la dérive.

Morgan

Coup de cœur littérature : Scherbius (et moi), Antoine Bello.

Maxime Le Verrier, psychiatre fraichement diplômé, débute dans l’exercice des ses fonctions avec un patient qui en vaut cent… Il est Jean-Louis, Jacques, Jérome, Gérard, Frédéric, Daniel, Guy, mais surtout, il est Alexandre Scherbius ; un imposteur à personnalités multiples.

Dupé par Scherbius à longueur de journée, Le Verrier ne parvient pas à poser un diagnostic clair sur son patient atypique qui se renouvèle aussi vite que son ombre. Et pour cause, Scherbius n’est pas du genre à se laisser cerner…

Un roman dont on se délecte tant il nous déroute !

Morgan

 

 

Coup de cœur jeunesse : Heureusement que le chien, lui, est un type bien, Lorenza Ghinelli.

Une comédie à l’italienne dans toute sa splendeur ; une bonne dose d’humour, de la pizza et des gnocchis, quelques quiproquos et des cris. Mais derrière cette légèreté ambiante se cachent des petites tragédies du quotidien qui lient et délient des personnages tous plus touchants et attachants les uns que les autres…

Un concentré de bonne humeur et d’espoir.

Morgan

 

Coup de cœur littérature : Plonger, Christophe Ono-dit-Biot.

Qu’est-ce que l’esprit d’un artiste si ce n’est une vaste étendue abyssale, insondable. Paz est de ces femmes impétueuses qui ne préviennent pas, César, quant à lui, ne pourra que l’aimer sans la comprendre…

Un roman aquatique qui nous invite à plonger dans la genèse d’un couple passionné mais voué au naufrage.

Morgan

Coup de cœur littérature : Appelle-moi par ton nom, André Aciman.

Que faire quand l’amour transcende des êtres qu’a priori tout sépare ? Elio n’est qu’un adolescent, Oliver est un adulte avec de l’expérience. C’est ici qu’entre en jeu le pouvoir de l’intellect, de la culture et de l’amour pour la littérature. Malgré son jeune âge, Elio fait preuve d’un bagage intellectuel impressionnant, notamment par sa connaissance pointue des auteurs classiques, des philosophes, de sa maîtrise parfaite de l’italien et de l’anglais. Quand les corps ne peuvent se rencontrer, les esprits eux sont indomptables…

Plus qu’une attirance physique incontrôlable, la relation entre Elio et Oliver relève de l’harmonie du corps et de l’esprit.

Sensuel, intime, parfois violent; Appelle-moi par ton nom.

Morgan

Coup de cœur littérature : Le gang des rêves, Luca Di Fulvio.

Cetta n’a que quinze ans et porte déjà en elle la responsabilité d’une existence. L’Italie des années 20 ne lui offre en perspective qu’une vie de labeur, une vie qu’elle ne peut se résoudre d’imposer à son fils Christmas. Elle embarque comme beaucoup d’autres direction l’Amerique, là où tout est possible, ils y seront bien, elle en est sûre. C’est arrivé à New York, ville de lumières, que le tableau se noircit: pauvreté, prostitution, banlieues malfamées, mafia. Comment Christmas va-t il évoluer dans cette atmosphère ? Quel avenir pour lui ?

Sa rencontre fracassante avec Ruth, une jeune juive bourgeoise, lui donne l’espoir d’une vie nouvelle loin de sa condition. Pour atteindre son rêve, Christmas devra jouer de toute sa ruse, ne pas avoir peur, oser, tout abattre sur son passage. Car New-York est belle mais elle est aussi impitoyable.

Morgan

Coup de cœur littérature : Summer, Monica Sabolo.

Summer et ses longs cheveux blonds flottant dans les airs, Summer et ses yeux bleus comme un ciel d’été, Summer et ses longues jambes effilées qui traversent les bois et heurtent les branchages. Vingt-cinq ans plus tard, Benjamin Wasner ressasse en boucle le souvenir de cette journée où sa sœur a disparu sans laisser de trace. Que n’a-t-il pas perçu dans le dernier regard qu’elle lui a adressé ? Peut-être qu’elle est là, sous les eaux vaseuses du lac Léman, immense et trouble. Ou peut-être qu’elle ne cherche pas à ce qu’on la retrouve…

Psychologiquement marqué par la disparition soudaine de sa sœur dans son enfance, Benjamin livre une pensée décousue, meurtrie par la culpabilité mais avide de réponses quant au mystère Summer.

Morgan

Coup de cœur littérature : Le harki de Meriem, Medhi Charef.

Sans retour.

Qui sont ces jeunes gens, traîtres à leurs pays, qui prennent les armes contre leurs compatriotes et épousent la cause de l’étranger ? Comment accueillir les  » revenants  » des excursions funestes ?

L’Algérie a eu son lot de jeunes  » passés à l’ennemi « , poussés dans le dos par la misère ou un désir de vengeance en pleine guerre civile… Les harkis seront contraints à l’exil, partant seul ou avec leur famille pour un pays qui rechignera à leur faire une place. A la liberation, le pays ne veut plus les voir, ils portent les stigmates de leur trahison, les transmettant à leurs enfants comme une malédiction.

Pierre

 

Coup de cœur littérature : L’affaire des vivants, Christian Chavassieux.

Un récit puissant sur l’ascencion fulgurante au milieu du XIXe siècle d’un paysan au nom prédestiné  » Charlemagne Persant  » qui fonde un empire industriel dans le textile.

Une fresque familiale et historique passionnante ancrée dans une société en plein boulversement.

Maryse

 

Coup de cœur littérature : Le vieux Zack, Herman Melville.

Le Moby Dick de la politique.

Quelques victoires à la guerre, ainsi qu’un ami patron de presse ont tôt fait de fabriquer un héros national, tel ce  » vieux Zack  » qui deviendra bientôt le 12ème président des Etats-Unis.

Une plume vient cependant chatouiller les orteils de ce général plein d’avenir, c’est celle d’Hermann Melville et de ses  » fake news  » aussi insolentes que désopilantes. L’iconoclaste y écorche le champion pour nos plus grands éclats de rire.

Par-delà les mers et les années, un mot de ce texte sonne tout de même à nos oreilles comme un curieux et lointain écho: jupitérien

Pierre

Coup de cœur littérature : La Ravine, Serguei Essénine.

Quatre saisons.

A la Ravine, lieu-dit de la vieille Russie, trou paumé où le quotidien est fait de scènes de chasse et de pugilat, on ne voit pas très loin à l’horizon, mais on espère bien un jour  » ramasser les étoiles comme des pommes de terre « .

Il faut, dans ce récit raviné, fouiller les éboulis pour tenter de comprendre comment tant de malheurs et d’injustice sont possibles ; paysans spoliés de la meilleure terre, nourissons ne passant pas l’hiver…

On prend volontiers la route avec le vieil Anissime, parti pour le monastère, quittant cet univers abandonné et pour qui la religion es devenue l’âme d’un monde sans âme.

Pierre

Coup de cœur sciences-humaines : Aux urnes citoyens !, Thomas Piketty.

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Les livres d’économie me tombent des mains en général. Pas celui-là : Thomas Piketty rend intéressant et facilement compréhensible tous les sujets qu’il aborde. Courts articles et style fluide : une lecture légère pour des sujets sérieux. Etonnant de lire avec du recul les articles écrits en 2012 quelques mois après l’élection de François Hollande : Piketty avait très vite perçu ce qu’allait être le quinquennat.

Christine

Coup de cœur littérature : Le grand jeu, Céline Minard.

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Comment vivre en autarcie dans un milieu hostile ? Une femme décide de couper les ponts avec la société et s’installe en pleine montagne. Sa quête existentielle est bouleversée le jour où elle tombe sur une autre présence humaine. Une écriture précise, dense, pour ce roman insolite. Maryse

Coup de cœur littérature : Une bouche sans personne, Gilles Marchand.

une bouche sans personne

Déconcertant au premier abord, ce roman surprend par son originalité et sa poésie. Entre Svevo ( à plusieurs reprises cité dans le texte) et Buzzati, entre situations saugrenues et personnages improbables, on passe d’une (apparente) légèreté initiale à une apothéose d’émotions, dans un crescendo très subtil et incroyablement efficace qui nous pousse à tourner les pages de plus en plus vite… Absolument génial ! Maria

Coup de cœur littérature : Numéro 11 de Jonathan Coe.

numéro 11

De la violence de la guerre en Algérie à la violence sociale autour de la fermeture d’une usine dans les Vosges, quelles sont les conséquences sur l’humain ? Dans ce polar social sur le délcassement et la survie, l’auteur réussit à donner une humanité à ses personnages même les plus désespérés.

Maryse

Coup de cœur littérature : Aux animaux la guerre de Nicolas Mathieu.

animaux la guerre

De la violence de la guerre en Algérie à la violence sociale autour de la fermeture d’une usine dans les Vosges, quelles sont les conséquences sur l’humain ? Dans ce polar social sur le délcassement et la survie, l’auteur réussit à donner une humanité à ses personnages même les plus désespérés.

Maryse

Coup de cœur littérature : De nos frères blessés, Joseph Andras.

de nos freres blesses

Un épisode peu reluisant de l’histoire de la France en Algérie, qui ne fait pas honneur à la République… Aussi l’histoire émouvante et intime d’un homme simple, qui s’était engagé politiquement pour la défense de ceux qu’il estimait maltraités et qui s’est trouvé pris au piège d’une machine infernale. L’auteur, Joseph Andras, a refusé le prix Goncourt du premier roman, car selon lui « la compétition, la concurrence et la rivalité sont des notions étrangères à l’écriture et à la création. »

Christine

Coup de cœur littérature : 2084 : La fin du monde, Boualem Sansal

2084 : La fin du monde de Boualem Sansal

Une fiction qui fait froid dans le dos parce qu’elle pourrait être prémonitoire : une religion d’Etat a pris le pouvoir et imposé la pensée unique, le mensonge et la peur dans le monde entier. Glaçant ! Mais la liberté et la vérité existent peut-être encore quelque part ?… A lire absolument.

Christine

Coup de cœur littérature : L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan.

intérêt de l'enfant

« Où commencent et quand s’arrêtent nos responsabilités vis-à-vis de l’autre » : une juge aux affaires familiales face à sa conscience. Un portrait de femme remarquable, ses sentiments, ses interrogations. Une description virtuose du monde de la justice.

Maryse

 Coup de cœur littérature : Le dernier qui s’en va éteint la lumière, Paul Jorion.

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Un titre en forme de boutade, un style alerte et un appel d’urgence. Avec ce 18ème ouvrage, Paul Jorion nous livre un essai philosophique argumenté, documenté et d’une extraordinaire lucidité sur l’ (in)capacité de l’humanité à faire face aux menaces d’extinction imminentes. Appel lancé à chacun d’entre nous pour ouvrir les yeux en adulte sur nos (dys)fonctionnements, nos grandes forces et immenses faiblesses et … nous libérer de nos « servitudes volontaires ».  Paul Jorion nous laisse conclure…

Marie-José B.